dimanche 6 septembre 2026

Beggars of Life - 1928, Muet VOSTFR - William A. Wellman



J'affectionne tout particulièrement W. A. Wellman ; je l'ai découvert grâce aux films qu’il réalisa au début des années 30, des films essentiellement produits par la Warner, au style rythmé, nerveux et concis.¹ Celui qui fut réputé pour ne pas avoir sa langue dans sa poche réalisera pas moins de 76 films, couvrant plus d’un demi-siècle. Entré au cinéma grâce à Douglas Fairbanks, avec lequel il partageait la passion de l’aviation, il fut d’abord acteur avant de se lancer dans la réalisation. Mais, aux dires du cinéaste lui-même, en assistant à la projection de sa prestation sur grand écran, il en fut à tel point effaré qu'il en vomit d'écœurement. C'est donc vers la réalisation qu'il se tourna, et son impressionnante filmographie, d’une qualité certes inégale, est ponctuée par des réussites éclatantes : Other Men’s Women, Wild Boys of the Road ou Heroes for sale sont de splendides joyaux .

Dans un article publié dans la revue Positif en 1971, à une époque où W.Wellman était encore très peu connu du public français, Bertrand Tavernier trouve les mots justes pour définir le style du cinéaste : à mi-chemin entre le réalisme et le romantisme.² Cette intuition lumineuse s’applique à merveille à Beggars of Life, qui est déjà d’une insolente maturité alors que Wellman commence à peine sa carrière. Le film peut se lire comme un fil tendu entre l’amour fou, cristallisé par le couple Louise Brooks et Richard Arlen, et la sordide réalité dans laquelle baigne une population de vagabonds livrée à elle-même. Car Les Mendiants de la vie, réalisé en 1928, s'intéresse déjà aux laissés-pour-compte de l'Amérique, à ces hoboes vivant en marge d’une société qui ne veut plus d’eux. En quête d’un travail et se déplaçant en train, ils vivent en petite communauté et préfigurent déjà ceux qui se trouveront durement frappés par la Grande Dépression, quelques années plus tard, en 1933, dans Wild Boys of the Road. Wellman œuvre déjà pour un cinéma social, et cette voie, dans laquelle il s’engage, trouve son point d’orgue dans les productions de la Warner au début des années 30.

Le film est l’adaptation de l’ouvrage de Jim Tully, Vagabonds de la vie,³ récit autobiographique d’une vie de hobo que l’écrivain a choisi de mener dès son adolescence. Publié aux États-Unis en 1924, mais traduit en français en 2008 seulement par Thierry Beauchamp, l'ouvrage relate la vie miséreuse d'une bande de trimardeurs qui voyagent « sur » des trains de marchandises, de ville en ville, en quête de nourriture. Nous sommes aux États-Unis au début du XXe siècle, et ces voyages ne sont pas de tout repos, car les malheureux s'accrochent aux trains comme ils peuvent : sur les essieux, sur les toits et parfois même sous les trains, au péril de leur vie. Au gré des rencontres, ils forment des communautés de marginaux dans des campements précaires en bordure des rails. Composés d'épaves humaines, de camés, de dégénérés, ils abritent « la lie de la société », une faune hétéroclite sur laquelle se concentrent tous les vices de la nature humaine. Car, comme l'écrit Jim Tully, la plupart des vagabonds sont des voleurs, des menteurs, des alcooliques. Dans les campements, les conflits éclatent, inévitablement, et certains boxeurs, comme Jack Dempsey ou Stanley Ketchel, se sont ainsi fait les poings sur les routes avant de monter sur les rings. Mais ces « gamins du rail », formés aux épreuves d'une vie clochardesque, sont impitoyablement chassés par la police, car ils sont les parias d'une société qui les vomit. Ils sont inlassablement pourchassés, harcelés et jetés en prison. Jim Tully réussit finalement à trouver une porte de sortie à cette vie miséreuse grâce à la littérature et aux livres qu'il volait dans les bibliothèques publiques. Fiodor Dostoïevski, Maxime Gorki, John Keats sont ainsi devenus de fidèles compagnons de route, et ce sont eux qui lui ont donné l'envie d'embrasser la profession d'écrivain.



De ce récit authentique, W. Wellman saisit parfaitement l'atmosphère poisseuse et misérable. Il met au jour les mœurs d'une communauté de vagabonds soumise à la loi du plus fort, avec son argot, son code moral et ses rites. Il y a cette scène incroyable, qu'on retrouve dans le livre de Jim Tully et reprise par W. Wellman, où une assemblée de vagabonds s'ingénie à parodier un simulacre de procès dans une saynète improvisée, chacun s'attribuant les rôles dévolus à une cour de justice : procureur, avocats, juge et accusé. Tout ce beau cérémonial se veut une caricature de la justice, mais il révèle, au fond, la volonté de ces marginaux de se réapproprier le lien social perdu.

Techniquement, Wellman maîtrise parfaitement les codes du cinéma muet. Témoin cette scène en surimpression au début du film, qui permet de comprendre la tragédie dont l'héroïne a été victime. Unis par le destin, le couple que forment Louise Brooks et Richard Arlen est subitement condamné à une vie de vagabondage et d'errance, leur unique voie de salut passant par des voyages clandestins sur des trains de marchandises. En un seul plan original, Wellman réussit à cadrer le couple de fugitifs à travers les barreaux d'une échelle de train qui passe devant eux. Tout est dit.


Unis par le destin pour une vie clandestine sur les rails.




La réussite du film doit beaucoup au talent de Wallace Beery qui crève l'écran et prend un malin plaisir à jouer les brutes épaisses et violentes.



L'ivrognerie faite chair



Habitué aux rôles de salauds, cet ancien dompteur d'éléphants et chanteur d'opérette a le physique de l'emploi pour incarner ce personnage odieux qu'on aime tant détester. Viril, rustre et le coup-de-poing facile, il est, à mes yeux, le personnage le plus percutant du film, celui dont le caractère évolue de la façon la plus inattendue. Bagarreur né et provocateur, il faut le voir prendre ses airs malicieux quand une idée lui trotte dans la tête… Irrésistible !

Et quelle métamorphose quand il perçoit, dans une révélation quasi mystique, l’image de l’amour dans le couple que forment Louise Brooks et Richard Arlen ! Son visage s'éclaire soudain d’une lumineuse humanité !


Et soudain, la lumière fut…




Beggars of Life est le dernier film muet de Wellman. Désormais, avec l’arrivée du parlant, s’ouvre une ère nouvelle, marquée par une production effrénée qui, sous l’égide de la Warner, essentiellement, ne cessera d’affirmer et d’affûter une trajectoire sociale débutée avec Les Mendiants de la vie.






1.Pour n'en citer que quelques-uns : Night Nurse, The Hatchet Man, The Public enemy , The Purchase Price et Love is a Racket.

2. Les contradictions de William Wellman, Positif, n°124, février 1971.

« Il existe tout un groupe de cinéastes (Dwan, King) qui voient la vie de manière romantique et l'expriment de même. D'autres (Walsh, Tourneur, le Preminger des années 50 ) l'expriment de manière réaliste. Quant à Wellman, il est à cheval sur les deux tableaux. C'est un demi-romantique qui tourne de manière demi-réaliste (...) . » op. cit. p. 4.


3.Vagabonds de la vie, Autobiographie d'un hobo, traduit de l'anglais par Thierry Beauchamp. Éditions Du Sonneur, 2016.


4. Jim Tully fut lui-même boxeur au début du XXe siècle et s'essaya sans succès à vivre de ses poings. De sa brève carrière, il tire un livre magnifique — Le Boxeur — dans lequel transparaît toute la passion de l'auteur pour la boxe et pour les hommes qui en ont fait un art. L'ouvrage, dédié à Jack Dempsey, est une immersion réaliste dans le milieu de la boxe. Les boxeurs croisant souvent la route des parieurs mafieux, la fièvre des combats est parfois malmenée par des arrangements forcés et des matchs truqués. Jim Tully fait le portrait de Shan Rory, trimardeur devenu boxeur par hasard. Un acharné du ring dont l'ascension est parsemée d'embûches. Les victoires se font dans la souffrance, mais la volonté tenace et l'incommensurable désir d'être champion font oublier les meurtrissures du corps.

La boxe déchaîne les passions dans une Amérique qui s'est soudainement éprise du « Noble Art ». Jim Tully en saisit parfaitement l'atmosphère, et son récit, pour décrire techniquement la frénésie des combats, est d'une véracité clinique, s'appuyant sur une expérience vécue. Le souci du détail fait mouche. Le combat final — dantesque —, qui doit décerner le titre de champion du monde des poids lourds, est un moment d'anthologie. Dans la fureur du combat, le lecteur est pris, malgré lui, dans un tourbillon de sentiments, happé par une fièvre dévorante, secoué par une brûlante exaltation. J'ai ressenti la même emprise vertigineuse en lisant Le Joueur de Dostoïevski. 

J'ai donc beaucoup aimé ce livre. J'y ai retrouvé cette verve argotique, chère à l'auteur, et la volonté de parfaire cette « comédie humaine des bas-fonds » en sondant les tréfonds de l'âme humaine.  

Comme l'a parfaitement résumé Thierry Beauchamp dans la préface qu'il a écrite : Jim Tully « est le premier écrivain à sonder le cœur et les reins du boxeur professionnel et à tenter de répondre à la question des questions : comment vivre de ses poings, quand on sait que tout peut s'arrêter en une seconde ? »  



Bonus :



Livres, revues et journaux :


- Extraits de la revue Positif, n°124, février 1971. (PDF -12 p.)

Les contradictions de William Wellman signé Bertrand Tavernier.

Un entretien avec William Wellman.


- Anthologie du Cinéma Tome 10. (extraits - PDF - 15 p.)
Gérard Langlois passe au crible la filmographie du réalisateur américain et en dégage les principales thématiques.

- Les Assoiffés : les 35 premières pages de l'ouvrage de Jim Tully pour se familiariser avec le style et l'univers romanesque de l'écrivain. Hommage à ses origines irlandaises à travers la figure pittoresque de son grand-père, « vieillard triste, avec un rêve brisé dans la tête et la peur de la mort dans le cœur. » Traduction de l'anglais et préface de Thierry Beauchamp. Édition Du Sonneur, 2018. (PDF)

- Extrait de la revue Positif n°114, mars 1970. (PDF - 9 p.)

En extérieur avec Billy Wellman de Louise Brooks. Les confidences de Louise Brooks sur ses relations avec Wallace Beery et William Wellman.
L'épopée à la mesure de l'homme : William Wellman de Raymond Borde.


- Pour Vous n° 324, 325, 326, 327, 1935 Histoire de ma vie, de Wallace Berry.

« Mon visage est aussi laid de face que de profil », avouait sans ambages celui qui fut surtout réputé pour ses rôles de salaud. Wallace Berry, qui écuma les revues théâtrales avant de creuser son sillon dans le cinéma, connu des débuts difficiles et des périodes de vache maigre. C'est grâce à Douglas Fairbanks, qui lui offrit un rôle dans Robin des Bois (Allan Dwan, 1924), que sa carrière fut vraiment lancée : « C'était comme si on offrait du fromage à une souris affamée » confie-t-il humblement, avec reconnaissance.
Pour la revue Pour Vous, Wallace Berry revient sur les faits marquants de sa vie, et se livre un peu sur sa vie sentimentale (liaison avec Gloria Swanson) et professionnelle.



- Cinémonde n°769, 2 mai 1949. (jpeg)

- Cinémonde n°256, 14 septembre 1933. (jpeg)

- Cinémagazine n°17, 24 avril 1925. (PDF - 3 p.)

- Cinémagazine n°11, 18 mars 1927. (PDF - 3 p.)








Pour Vous, mars 1930




Cinémagazine, Février 1930





Vidéos :

- Wild Bill Hollywood Maverick sorti en 2013 chez Kino Lorber. (93 mn - Remux DVD - St français et anglais.) Documentaire réalisé par Todd Robinson.
Avec les interventions de :  Clint Eastwood, Robert Redford, Mike Connors, James Garner, Tab Hunter, Tom Laughlin, Burgess Meredith, Nancy Reagan, Robert Stack, Richard Widmark, Robert Wise, Jane Wyman.  

- The Men Who Made the Movies: William A. Wellman. (58 mn - Remux DVD - St français et anglais.) Documentaire de Richard Schickel, 1973.
Un face à face avec W. Wellman qui déroule le fil de sa longue carrière en l'agrémentant d'anecdotes. 


Lien : https://1fichier.com/?hl2w0akvjkbcriwinelw

Remux tiré de Blu-Ray sorti en 2017 chez Kino Lorber. Deux pistes audio. La première est un commentaire en anglais de William Wellman Jr, le fils du réalisateur. La seconde est un commentaire, toujours dans la langue de Shakespeare, de Thomas Gladysz.

Muet avec des cartons en anglais. Ajout et synchronisation des sous-titres en français par mes soins. 

Kermite.

mercredi 12 août 2026

France- Yougoslavie Euro 1984 - HDTV








Premier tour de l'Euro 1984, qui se tient pour la deuxième fois en France. Il oppose la France à la Yougoslavie, déjà éliminée, dans un stade Geoffroy-Guichard chaud bouillant. Une simple formalité, prévoyaient des journalistes un peu trop sûrs d'eux-mêmes, mais ce fut loin d'être le cas ! Ce match exhale les émotions de mon adolescence. À l'évocation de Safet Susic, Dragan Stojkovic, Jean Tigana, Maxime Bossis, Alain Giresse, Michel Platini, des souvenirs resurgissent à la pelle, comme les senteurs exotiques d'un paradis perdu. Car ces joueurs, figures emblématiques d'une époque désormais révolue, ont été mes idoles ; ils m'ont, passionnément, intensément, fait vibrer. Avec eux, j'ai aimé le football. 

Mais je reviens au match, où il s'est passé tellement de choses. À commencer par la présence incongrue et burlesque d'un coq sur l'aire de jeu, sans que cela ne dérange personne… Il se sentait tellement bien sur cette pelouse que le pauvre animal, virevoltant en pleine action de jeu, a bien failli se prendre le ballon en pleine poire ! L'arbitre du match, monsieur Daina, s'est tout de même résolu à faire sortir l'intrus manu militari, en ayant besoin de l'aide de quatre joueurs français pour le maîtriser ! Une image vraiment cocasse !

Beaucoup moins drôle, hélas :  aux abords du terrain, le docteur yougoslave Bojeda Milenovic, soignant un joueur blessé, fait un malaise cardiaque devant l'œil des caméras. Je vous laisse deviner le froid qui s'est soudain abattu sur le match, d'autant plus que le malheureux perdra la vie quelques heures plus tard. Quant au match lui-même, il fut très plaisant à regarder : une deuxième mi-temps de toute beauté et un Michel Platini au top de sa forme !


Kermite

HDTV - TS -104 mn 

Lien : https://1fichier.com/?3nv7p0urmpqmnq8mnm8m

mardi 11 août 2026

Finale Championnat d'Europe des Nation Euro 1984 France/Espagne (HDTV)


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Pour exorciser l'amertume d'une demi-finale de Coupe du monde perdue contre les Espagnols, pour apaiser l'immense déception chevillée au cœur des plus fidèles supporters, rien de tel que de raviver la flamme des jours heureux, de se replonger dans le souffle d'un passé glorieux. C'est ma thérapie. Oublier les peines et les bleus de l'âme en se réappropriant le frisson d'un triomphe mémorable. Car, ce 27 juin 1984 au Parc des Princes, contre ces mêmes Espagnols, l'histoire avait pris pour les Bleus de Michel Hidalgo un tournant autrement plus décisif, parachevant huit années de doutes mêlés d'espoirs, de luttes âpres et cruelles, avec pour ultime récompense l'éclosion d'un sacre si longtemps désiré. Pour la première fois de son histoire, l'équipe de France de football, emmenée par son capitaine, Michel Platini, réussissait à se hisser sur le toit de l'Europe. Un match pour l'Histoire. Même si ce France-Espagne n'a pas la saveur des matchs épiques, il a incontestablement forgé une existence à une équipe française habituée aux rendez-vous manqués. Avant la finale, le sélectionneur de l'équipe de France, Michel Hidalgo, avait prévenu ses joueurs : « Tant que nous n’avons rien gagné, nous ne sommes rien »¹. Après le traumatisme et les désillusions cruelles de Séville en 1982, c'est une revanche et le premier trophée international vaillamment acquis. Il fait enfin taire les sceptiques qui la voyaient uniquement comme une éternelle perdante. « On ne dira plus jamais des Bleus qu'ils sont les champions du monde des matchs amicaux », écrira Michel Hidalgo dans Les buts de ma vie. ² La France entre enfin dans le cercle des nations couronnées.

Pour le sélectionneur, ce match parachève en beauté sa carrière d'entraîneur commencée en 1976. Adepte du beau jeu, Michel Hidalgo a marqué de son empreinte l'histoire du football français en le sortant du marasme où il s'était englué pendant plus de deux décennies. Après cette finale en forme d'apothéose, il passe le flambeau à Henri Michel et, après une malheureuse expérience marseillaise, se retire prématurément de la scène médiatique à 58 ans. À la vue du match, la générosité et la solidarité animent cette belle équipe de France, dont témoigne l'incroyable geste chevaleresque de Patrick Battiston qui feint la blessure pour sortir et permettre à Manuel Amoros de disputer la finale. Pour l'anecdote, le journaliste Bruno Masure, interviewant à la mi-temps le président de la République François Mitterrand, se prend gentiment une sacrée volée de bois vert ! Les commentaires sont assurés par Michel Denisot et le regretté Didier Roustan, dont j'appréciais énormément la passion communicative du football.

S'il ne fallait retenir qu'une image de cette finale, je retiendrais celle de Michel Hidalgo porté en triomphe par ses joueurs dans la liesse générale.


1. Cité par Vincent Duluc dans le Dictionnaire amoureux de la Coupe du monde. Éditions Plon, 2022.
2. Michel Hidalgo : les buts de ma vie. Éditions Robert Laffont, 1986.

Bonus :

Vidéo:

- La Merveilleuse Aventure du football français réalisé par Adolphe Drhey, 1984. (Web Rip - 91 mn - MP4.)

- Une équipe de rêve, les Bleus, l'épopée de 1984 réalisé par Adolphe Drhey, 2004. (Web Rip - 84 mn - MKV.)

Oui, ces Bleus ont été pour moi des héros, et cette équipe m'a sacrément fait rêver. La bande à Platini, chère à mon cœur, est en cette année 1984 au summum de son art. Adolphe Drhey s'est immiscé, tel un caméléon, parmi les joueurs pour les suivre au plus près, de l'intérieur. Le documentaire trouve toute sa force dans ce rapprochement inédit, cette intimité qui en fait un gage d'authenticité. Lors du stage à Font-Romeu, on découvre ainsi des joueurs sachant à peine skier, dévalant les pentes maladroitement, mais heureux de partager des moments de franche rigolade. L'important, pour Michel Hidalgo, n'est pas d'apprendre à ses ouailles les rudiments techniques des sports de glisse, mais d'assurer une cohésion sociale au groupe, de tisser et de resserrer des liens, de promouvoir le vivre-ensemble dans un esprit de franche camaraderie. Adolphe Drhey saisit la bonne entente entre les joueurs et révèle une indéniable osmose, toujours bénéfique avant d'entamer une compétition. Mais c'est l'atmosphère des vestiaires que la caméra capte sans doute le mieux. La concentration pour évacuer les tensions, les ultimes consignes du coach, tout ce qui ne se voit pas et qu'on devine avant que les joueurs ne foulent la pelouse. Pendant le match amical France-Angleterre, la caméra continue de suivre les joueurs français sur le terrain en saisissant un dribble sur le vif ou une accélération au vol. Elle semble les apprivoiser pour mieux les approcher. Filmés en gros plan et au ralenti, les joueurs sont animés d'une présence ineffable, pourvus d'une grâce majestueuse. À travers cette séquence, c'est toute l'âme des Bleus qui envahit l'écran. Et me submerge. Au fond, les documentaires d'Adolphe Drhey n'en finissent pas de raviver des émotions perdues. Ils agissent sur moi comme un charme et ressuscitent le petit garçon ivre de foot que j'ai été. L'univers du ballon rond n'est pas l'apanage des adultes, tant s'en faut : la passion du football puise aux racines de l'enfance.


- Jubilé Michel Platini réalisé par Adolphe Drhey et Jérôme Revon (Web Rip - 126 mn - MP4.)

Un peu brouillon au début, le documentaire trouve assez rapidement ses marques et distille une émotion qui monte crescendo. Dans le vieux stade Marcel-Picot à Nancy, Platoche a réussi à rassembler le plus beau panel de joueurs qu'on puisse imaginer. Jugez plutôt : Platini enlaçant, pour une photo de rêve, Maradona et Pelé ! Voilà le prix de la reconnaissance pour un joueur qui a marqué l'histoire du football. Une pléiade de footballeurs prestigieux ont fait le voyage pour honorer celui qui fut Ballon d'Or trois années consécutives, de 1984 à 1986, et qui met un terme à sa fabuleuse carrière. Des noms nimbés d'une aura légendaire : Zico, Lothar Matthäus, Boniek, autant d'anciennes gloires du foot qui ont jadis fait briller l'éclat de leur talent. Plusieurs matchs de gala sont organisés, mais celui qui oppose l'équipe de France de l'époque, emmenée par Henri Michel, à une sélection composée du reste du monde, offre le plus beau des spectacles. Quel plaisir de revoir cette équipe de France jouer ! Les Tigana, Giresse, Genghini recomposent le fameux carré magique des plus beaux jours, et les retrouver me procure un pincement au cœur, comme si le temps s'était suspendu. Les pitreries du gardien belge Pfaff, muni de ses gants de géant, font mouche presque à chaque fois. Dans un stade entièrement acquis à Michel, Monsieur Vautrot, toujours lui, arbitre ce match un peu particulier. Michel Denisot et Charles Bietry distillent avec intelligence et ferveur leurs précieux commentaires.


Livres :


- Extraits du Dictionnaire amoureux de la Coupe du monde de Vincent Duluc sorti en 2022 aux éditions Plon. Le coup d'œil affûté de Vincent Duluc pour brosser dans ses grand traits la carrière de Michel Hidalgo et de Michel Platini. (PDF - 10 p.)


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Scannés par mes soins :


- Michel Hidalgo, Karl Olive : Les Carnets secrets de Michel Hidalgo. Éditions Ugo Sport, 2012. (Extraits - PDF - 4 p.)


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- Alain Giresse : Né pour jouer. Éditions Robert Laffont, 2021. (Extraits - PDF - 7 p.)


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-
Michel Hidalgo, Patrice Burchkalter : Le Temps des Bleus. Mémoires. Éditions Jacob-Duvernet, 2007. (Extraits - PDF - 7 p.)

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- Michel Platini : Ma Vie comme un match. Éditions Robert Laffont, 1987. (Extraits - PDF - 6 p.)


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Kermite.


Lien :

https://1fichier.com/?tb2579tjgd7ktcgi7lfd

+

Bonus Vidéo :

https://1fichier.com/?b4v5fnvljtbcnytdvt7n


dimanche 12 juillet 2026

France-Croatie - Finale de la Coupe du monde de football 2018







Huit ans, déjà que la bande à Deschamps a ramené de Russie le plus beau des trophées. J’ai vraiment kiffé cette équipe de France 2018, ultra-défensive et d'une effarante efficacité. À rebours de beaucoup, peut-être, je la préfère à la France romantique et généreuse qui suivait, hélas, trop naïvement l'adage « dominer n'est pas gagner » et finissait, hélas, toujours au tapis. Cette équipe de France-là, je ne l'ai que trop bien connue. Elle cultivait « une certaine fatalité de la défaite », pour reprendre les mots justes de Didier Tronchet dans Les Fantômes de Séville.¹ J'en étais malade, tant la loose lui collait à la peau. Souvent maladroite ou malchanceuse, elle semblait incapable de porter l'estocade, de se hisser sur la plus haute marche du podium. Il lui manquait l'essentiel, la rage de vaincre. Alors, oui, nous étions les perdants magnifiques (la belle affaire !) qui, après avoir vaillamment bataillé, perdaient avec les honneurs, et nous nous consolions amèrement en prenant plaisir à glorifier la défaite. Il a fallu attendre 1984 et ce titre de champion d'Europe pour que cette chaîne de malédiction soit enfin rompue, que cette équipe de France humecte avec délice les arômes de la victoire. Et grâce à la première Coupe du monde fièrement acquise en 1998, nous pouvions enfin proclamer, sûrs de notre fait : « La victoire est en nous ! »  

Cette finale de Coupe du monde 2018, je l'ai vécue dans un bourg perdu en Touraine, où je passais mes vacances en famille dans un bungalow défraîchi. Je me souviens surtout de l’armada de moustiques, trop habitués à nous mitrailler dès qu’on osait mettre un pied dehors. Quand, ce dimanche 15 juillet, un peu avant 17 heures, j'allumai la télé, mon sang ne fit qu'un tour : je découvris, atterré, qu'elle ne diffusait aucune image !! Me faire un coup pareil le jour de la finale de la Coupe du monde ! Non, je ne rêvais pas, j'avais beau secouer le poste comme un possédé, espérant un miracle, les minutes s'égrenaient, et point de miracle. Rien que de la bonne vieille neige sur un écran obstinément muet. Voilà une panne de réseau qui ne pouvait pas plus mal tomber ! Comble de malchance, la réception du camping était fermée le dimanche. Désemparé, je jetai un œil dehors et découvris, stupéfait, que tous les bungalows croupissaient dans un no man's land inquiétant. Pas âme qui vive. Ils semblaient s’être étrangement vidés de tous leurs habitants. Je me rappelai avoir entrevu au village un café, situé à un petit quart d’heure de marche. Le dernier espoir de trouver un écran ! Je partis illico presto avec ma fille de 10 ans, encore plus déçue que moi. Quand nous entendîmes monter du village une immense clameur déchirer le silence de la campagne, nous comprîmes soudain que la France avait ouvert le bal des festivités ! Nous accélérâmes le pas, frustrés d'avoir manqué le premier but…

Arrivés sur place, nous trouvâmes le café bondé ! Et, bien sûr, plus aucune place de libre. Mais pour un père de famille accompagné de son rejeton, une place s'est gentiment libérée. L'écran paraissait ridiculement petit. À peine étions-nous installés que les Croates égalisaient dans une tension sidérante. Les invectives et les insultes pleuvaient. Des verres se brisaient. Une foule passablement éméchée vomissait sa colère. Je trouvais l'atmosphère électrique, tant nous étions malmenés dans le jeu. Brusquement, tout changea à la 38 minute. Un penalty, comme une faveur divine, nous fut offert. D'une frappe soyeuse qui prit le gardien à contre-pied, Grizou envoya la balle au fond des filets et fit chavirer la France. Une furia collective, comme un grondement tellurique, fit trembler le sol ! Avions-nous la faveur des dieux ? C'était un miracle que nous menions à la mi-temps. « Cet avantage relève de la magie noire », écrit très justement Olivier Guez dans Le Monde au lendemain de la finale.² Car ces diables de Croates nous avaient insolemment marché dessus. Étrangement, il semblait que des esprits malins eussent jeté sur eux un mauvais sort, que des incantations pernicieuses, sournoisement lancées contre eux, avaient finalement eu leur peau. 

Ma femme me téléphona pour m'annoncer que la télé avait miraculeusement ressuscité !  Retour sur-le-champ à la casa pour suivre, dans une ambiance plus feutrée et la quiétude du foyer familial, cette finale crispante jusqu’au bout. Je tremblais de voir ces diables de Croates revenir au score. Coup de sifflet final. Exténué, j'exulte en baignant dans une euphorie irréelle. La France est championne du monde. Dans une atmosphère crépusculaire et sous des trombes d'eau, la remise du trophée survient comme un rêve halluciné. Moi-même, les yeux embués par l'émotion, je vois une bande de gamins ivres de joie et de bonheur. L'orage a ramené la nuit, mais le stade de Loujniki, pour l'éternité, brille d'une pluie d'or.


En 2018, le style de l'équipe de France a souvent été décrié par nos experts journalistes. L'avalanche de critiques n'a épargné ni les joueurs, ni DD. Il faut écouter Pascal Praud vomir sa colère le lendemain de France-Australie et pester contre cette équipe moribonde qu'il juge ennuyeuse à en mourir. Des voix se sont élevées pour dénoncer ce style dégueulasse, cette absence d'inspiration et de jeu offensif qui font la marque des grandes équipes. Mais en quoi l'art de défendre, porté à son pinacle, serait-il moins valorisant qu'une équipe résolument portée sur l'attaque ? Défendre avec autant de hargne et d'intensité présuppose des qualités que j'estime tout aussi nobles.  Je pense à cette demi-finale gagnée contre les Belges, où l'équipe de France a collectivement fait preuve d'un acharnement défensif inouï. Ce fut, pour moi, le match le plus intense, qui avait tout d'un immense combat de boxe. Ce qui était perçu au début comme un aveu de faiblesse est devenu, au fil des matchs, sa marque de fabrique, sa force collective. 

Le football de possession m'horripile. La passe à dix dans la surface de réparation, comme la pratique Manchester City, non merci, très peu pour moi. Les amoureux du football clament haut et fort qu'ils veulent voir du beau jeu. Certes. Mais dans une finale, le beau geste, vous l'oubliez. Seule compte la victoire. Une finale n'est belle que si elle est gagnée ; le reste, c'est de la littérature. Posez donc la question aux entraîneurs qui ont inscrit leur nom au palmarès des vaincus. L'amertume de la défaite laisse, malgré le poids des années, des traces indélébiles qui ne cicatrisent jamais vraiment. Le panache, l'équipe de France l'avait en 1982. La belle affaire ! Qui a vécu Séville me comprendra. En 2018, le panache fut oublié, mais Dieu du ciel, quel réalisme ! Clinique et efficace dans son jeu, et souvent malmenée, elle arrivait toujours à bout de ses adversaires. Je trouve que cette équipe de France 2018 avait un petit air de Mannschaft, comme si ce qui faisait la force de l'équipe d'Allemagne, au plus fort de sa domination, était devenu la nôtre par une étrange alchimie. Un journaliste de la chaîne RTS commentant la finale comparait chaque but de l'équipe de France aux morsures d'un cobra. Je trouve la comparaison plutôt bien vue. Même après avoir été sacrée championne du monde, il y a encore eu des voix dissonantes pour toujours critiquer le style de l'équipe de France. Des éternels chouineurs ou autres rabat-joie de la première heure, manifestement incapables de savourer les effluves exaltantes de la victoire.



PS : Pour info, le match provient d'un enregistrement dégoté sur la Toile. La finale a été retransmise sur la chaîne allemande ZDF. Excellente qualité d’image. Commentaires en allemand (2 pistes), anglais (BBC), russe, croate, auxquels j’ai personnellement ajouté ceux de beIN Sports (Christophe Josse et Daniel Bravo), TF1 (Bixente Lizarazu et Grégoire Margotton), France Inter (Jacques Vendroux et Alain Giresse), RMC (avec la dernière émouvante de Jean-Mimi) et RTS (David Lemos et Léonard Thurre). Le tout coupé avec Audacity et synchronisé par mes soins, ce qui ne fut pas une mince affaire… ! Attention, la piste France Info est un doublon de la piste France Inter.

Étonnante, la différence de ressenti entre chaque pays. Ainsi, les commentateurs allemands voyaient l'affaire pliée à 3-1 et la France s'envoler tranquillement vers son 2eme titre mondial. Les Suisses, je n’en parle même pas. Quant à moi, même à 4-1, j’étais loin d'être rassuré. Jusqu'à la dernière seconde, je redoutais de voir ces diables de Croates nous jouer un mauvais tour et revenir au score in extremis pour nous arracher des mains ce trophée si convoité…


1.Didier Tronchet : Les fantômes de Séville. Éditions La fosse aux ours, 2022. p 44.

2.Olivier Guez  : Magie noire, irrationnel et baraka. Le Monde, 16 juillet 2018.


Kermite. 





Bonus : 




- Vidéo :



- Les Bleus 2018 - Au cœur de l'épopée russe réalisé par Emmanuel Le Ber et Théo Schuster. (DVD Remux - 120 mn .)

Une immersion jouissive dans les coulisses de l'exploit !  


La Véritable Histoire des Coupes du monde de Stéphane Benhamou

.1ere partie 1930/1974 - (HDTV - 55 mn - MKV.) 

.2eme partie 1978/2014 (Web dl - 58 mn - MP4) Captation du documentaire, diffusé sur Youtube, à partir de mon ordinateur. 

Ce doc en deux parties montre combien les Coupes du monde de football, avant d'être des événements purement sportifs, ont été tout au long de leur histoire une affaire avant tout politique. Et la conclusion est sans ambages : sport et politique ne font jamais bon ménage… 


C'était écrit : La revanche des Bleus. Documentaire de Karim Rissouli et Dominique Rouch (2019 - HDTV - 90 mn.)

Plus qu'une revanche, c'est en fait, l'histoire d'une résilience. Comment DD et ses joueurs ont réussi à bâtir leur titre de Champion du monde sur les cendres de la finale perdue de l'Euro 2016. 



- Mbappé la diplomatie du ballon rond  de   Jean-Philippe Leclaire, Mikael Bozo et Manon Descoubès  (2026 - HDTV - 88 mn.) 


Plus qu'une icône sportive, Kylian Mbappé est devenu, depuis le sacre de 2018 en Russie, un véritable symbole national et un objet politique chaleureusement courtisé. Ambassadeur de la nation, le natif de Bondy se sert de ses performances sportives et de son aura pour prendre position politiquement et envoyer des messages à une jeunesse en manque de repères. Jean-Philippe Leclaire, Mikael Bozo et Manon Descoubès tentent de cerner le phénomène Mbappé en prenant soin d'insister sur l'envergure planétaire et la dimension  extra-sportive du joueur. Mbappé est un phénomène monstrueusement talentueux derrière lequel toute une nation se range pour espérer conquérir une troisième étoile à New York, le 19 juillet 2026...





- Radio :



So Foot : podcasts (21 X 24mn - FLAC)


Un regard ludique sur la coupe du monde proposée par la fine équipe de So foot et de son  envoyé spécial, Alexandre Doskov, parachuté seul dans la vaste Russie pour suivre les pérégrinations de l'équipe de France. 


1.Spécial Mondial  en  direct avec les Bleus, et que fout Robbie Williams en Russie.

2.Les Bleus à Kazan,  Mo Salah et le bide saoudien.

3.Les Bleus vus d'Australie, le bijou Espagne-Portugal, et le danois daltonien.

4.Les Bleus au ralenti, l'Allemagne démarre, et un gardien au festival de Cannes.

5.Neymar boit la tasse, l'Allemagne KO et Thauvin à terre.

6.L'Angleterre encore à la peine,  la diète de Fekir et des bagues japonaises.

7.Le blocus français, le blocus saoudien et l'Oedipe marocain.

8.France-Pérou terrain glissant, la fougue iranienne et le métro de moscou.

9.La France fait le boulot, le naufrage argentin et les votes WTT suisses.

10.La France gagne 11-0, le miracle suisse et notre interview de Thomas Meunier.

11.Le feu d'artifice belge, les Bleus s'ennuient et les scandales anglais.

12.La Russie accusée de dopage, l'Angleterre déroule et la révolution chez les Bleus.

13.L'Argentine joue sa survie, le Danois et la secte et les Bleus jouent la pole.

14.Des Français soporifiques, des Argentins miraculés et des Allemands mi-content, mi-colère.

15.L'Allemagne rentre à la maison, le Brésil facile et la France a marqué des buts.

16 France Argentine vu depuis la France, l'Argentine et la Russie.

17.Le roi Mbappé, ciao Messi et le sous-marin d'Iniesta.

18.Russie et Croatie qualifiés, un long dimanche de huitième de finale.

19.Le miracle belge le calme brésilien et l'infirmerie française au complet.

20.Deschamps appelle la police, que savoir de l'Uruguay.

21.Griezmann-Hazard, le réveil des héros et bye-bye Neymar.

22.Thierry Henry le traître, l'arrogance française vue de Belgique.

23.Mbappé épouse-nous, Varane président et les Anglais sont devenus fous.

24.Français ou Belges, le match des râleurs, les adieux des Bleus et la battle Angleterre-Belgique. 

25.Mbappé va rouler sur les Croates, des enfants racontent le Mondial et la revanche Belge.

26.Mbappé merci Lloris oups Deschamps président.


Sur Europe 1 : podcasts


- Bons-baisers-du-Mondial-Lionel-Rosso-14-07-18  (2h34mn - MP3.)

- Bons-baisers-du-Mondial-Lionel-Rosso-16-07-18 (3h19mn - MP3.)

- Europe-midi-Edition-spéciale-13-07-18 (1h40mn - MP3.)

- Europe-midi-le-journal-15-07-18 (28mn - MP3.)

-Europe-Soir-Edition-spéciale-Les-Bleus-sont-de-retour-François-Clauss-16-07-18 (3 h 36mn - MP3.)

- Nikos Aliagas raconte ce moment suspendu où la France était le centre du monde  (2mn - MP3.)

- Foot. Assistance vidéo (16mn - FLAC.)


-Histoires de la Coupe du Monde : podcasts (20 X 11mn - FLAC.)


1.Allemagne-Hongrie 1954 le miracle de Berne.

2.Angleterre-Cameroun 1990 le monde entier derrière les Lions indomptables.

3.Angleterre-France 1966, les Bleus éliminés à Wembley.

4.Angleterre-USA 1950, la référence absolue en termes de surprise.

5.Argentine-France 1978, la défaite fondatrice de la génération Platini.

6.Argentine-Nigeria 1994, le dernier match de Maradona avec l'Albiceleste.

7.Argentine-Yougoslavie 1990, la fin des Brésiliens de l'Europe.

8.Brésil - Pays-Bas 1994  tout ce que le football peut montrer de mieux.

9.Brésil-Pologne 1938 le premier match du siècle.

10.Corée du Nord-Italie 1966, tremblement de terre sur la planète football.

11.France-Autriche 1982, Genghini délivre les Bleus.

12.France-Paraguay 1958, premier coup d'éclat des Bleus en Coupe du monde.

13.France-Sénégal 2002, la chute du tenant du titre.

14.Hongrie-Uruguay 1954, une finale avant la lettre.

15.Italie-RFA 1970, la plus folle prolongation de l'histoire.

16.Maroc-Portugal 1986 les héros marocains de Guadalajara.

17.Pologne-URSS 1982, un match hautement symbolique à l'intérêt limité.

18.Portugal-URSS 1966,un match pour la troisième place qui valait plus que cela.

19.URSS-Belgique 1986  les Diables Rouges évitent l'enfer.

20.URSS-Colombie 1962, le cauchemar de Lev Yachine.


Sur RTS : (podcasts)


- Une Histoire du football russe en 4 épisodes (4 X 9mn - MP3)

- Finale France-Croatie Radio Télévision Suisse (3h56mn - MP3)


Pascal Praud : 


-La France est- elle un pays de football ? (51mn - FLAC.)

-France- Australie, la colère de Pascal Praud. (1h03mn - FLAC.)

-Enfin de l'émotion. (1h16mn - FLAC.)

-France Belgique pronostic.(49mn - FLAC.)

-France Belgique après match. (47mn - FLAC.)

-16 juillet 2018. (2h17mn - FLAC.)




 Sur RMC : 




-Afterfoot France-Australie. (1h15mn - FLAC.)

-Afterfoot France-Pérou. (1h33mn - FLAC.)

-Afterfoot France-Argentine. (1h13mn - FLAC.)

-Afterfoot France-Uruguay. (1h07mn - FLAC.)

-Afterfoot France-Belgique. (47mn - FLAC.)

-Jour J Avant la Finale. (3h 29mn - FLAC.)

-After Foot Finale 1.  (2h32mn - FLAC.)

-Afterfoot Finale 2.  (55mn - FLAC.)



-France-Australie. (2h02mn - FLAC.)

-France-Pérou. (1h55mn - FLAC.)

-France-Argentine. (1h55mn - FLAC.)

-France-Uruguay. (1h58mn - FLAC.)

-France-Belgique. (2h08mn - FLAC.) 

-France-Croatie. (2h14mn - FLAC.)





Sur France Inter  : 


- Olivier Petit : "Raconter, en BD, les petites histoires oubliées du foot". (7 mn - FLAC.)

- Finale de la Coupe du Monde de football. (1h54mn - FLAC.)

- 1996-2016  deux décennies de l’histoire de l’équipe de France de Football. (41 mn - FLAC.)

- J-4 avant la Coupe du Monde de football. (24mn - FLAC)

- J’aime le foot et alors?. (37mn - FLAC.)

- La grande histoire de la Coupe du Monde de Football. (38mn - FLAC.)

- Coupe du Monde de football : le Prix Renaudot part en Russie. (41mn - FLAC.)

- Les Bleus, la victoire, la France... et maintenant? (45mn - FLAC.)

- Olivier Guez et Vincent Duluc. (22mn - FLAC.)

- Stéphane Beaud et Nicolas Kssis-Martov. (21mn - FLAC.)

- Spéciale Coupe du Monde en Russie "Du terrain de football à la Comédie Française". (38mn - FLAC.)





Sur France Culture : 


- Comment la France se rêve-t-elle à travers le football (43mn - FLAC.)

- Coupe du monde de football  et s’il fallait mal jouer pour l’emporter ? (7mn - FLAC.)

- Football, amour et désamour. (52 mn - FLAC.)

- Le foot, une passion médiatique ? (19 mn - FLAC.)

- Liberté Égalité Mbappé la France sur le divan. (20 mn - FLAC.)


Sur Radio France : 


- Allez les Bleus, une histoire française(8 X 30 mn - FLAC.)


.Épisode 1 : le groupe vit bien.

.Épisode 2 : banc, bourdes et bistouri.

.Épisode 3 : défaites et vieilles gloires.

.Épisode 4 : rêver un impossible rêve.

.Épisode 5 : une certaine idée de la France.

.Épisode 6 : Blacks, blancs, beurs.

.Épisode 7 : le Bleu est un footballeur comme les autres.

.Épisode 8 : trous de mémoire.



Sur Cnews : 


- Pascal Pro. ( 2h20 mn - FLAC.)

- Mi-temps finale. ( 38mn - FLAC.)




Revue de Presse : 


Passionné de football, Olivier Guez a suivi cette Coupe du monde en Russie en écrivant régulièrement, dans le journal Le Monde, des chroniques dont le ton et l'originalité m'ont fortement séduit. Toutes ses chroniques ont été regroupées dans son livre Une passion absurde et dévorante - Écrits sur le football, sorti aux éditions de L'Observatoire en 2021.


Chroniques d’Olivier Guez parues dans Le Monde :


- Une passion absurde et dévorante. (14/06/2018.)

- Pourquoi l'Uruguay va remporter la Coupe du Monde.(16/06/2018.)

- A bord du Transsibérien. (21/06/2018.)

- Pendant ce temps-là, l'Italie boude, seule dans son coin.(23/06/2018.)

- Lionel Messi et l'ombre éternelle de Diego Maradona.(27/06/2018.)

- Relâche au musée. (3/07/2018.)

- Diego Godin, El Coronel. (5/07/2018.)

- Le sportif, ce héros soviétique. (05/07/2018)

- La comète de Kylian. (9/07/2018.)

- Falcon express. (11/07/2018.)

- J'étais au stade avec Emmanuel Macron, Guy Roux et Mick Jagger. (11/07/2018.)

- Épargnez-nous la rengaine du black-blanc-beur. (12/07/2018.)

- Magie noire, irrationnel et baraka. (16/07/2018.)

- #YouToo, chronique parue dans Le Figaro  Madame. (2/06/2018.)





Du 14 Juin  au 17 Juillet, revue de presse concernant l’équipe de France : 

- France-Argentine 1978 : un si coupable silence. (Étienne Labrunie.) 

- Pavard et Hernandez, deux valeurs montantes chez les Bleus. (Rémi Dupré.)


L'Équipe : 


- France-Australie - 17 Juin 2018. ( PDF - 8 p.)

- France-Pérou - 22 Juin 2018.  ( PDF - 12 p.)

- France-Danemark - 27 Juin 2018.  ( PDF- 8 p.)

- France-Argentine - 1er Juillet 2018.  ( PDF - 17 p.)


- France-Uruguay - 7 Juillet 2018.   ( PDF - 10 p.)

- France- Belgique 11 Juillet 2018.   ( PDF - 19 p.)

- France-Croatie - 16 Juillet 2018 . ( PDF - 44 p.)

- 17 Juillet 2018. ( PDF - 21 p.)

- 18 Juillet 2018. ( PDF - 11 p.)

- 19 Juillet 2018. ( PDF - 6 p.)

- L'Equipe Magazine 21 Juillet 2018. ( PDF - 38 p.)



Petite revue de presse au lendemain de la victoire : 


- Figaro, 2018-07-16.  ( PDF - 40 p.)

- L'Express, 18.07.2018.  ( PDF - 18 p.)

- L'Obs,  19.07.2018. ( PDF - 28 p.)

- La Provence, 17 Juillet 2018. ( PDF - 11 p.)

- Le Figaro, 17 Juillet 2018. ( PDF - 8 p.)

- Aujourd’hui en France  16 Juillet 2018.  ( PDF - 52 p.)

- La Croix,16 Juillet 2018. ( PDF - 24 p.)

- L’Humanité,  16 Juillet 2018. ( PDF - 20 p.)

- Le Parisien, 16 Juillet 2018. ( PDF - 29 p.)

- Le Parisien, 17 Juillet 2018. ( PDF - 13 p.)

- Le Parisien, 18 Juillet 2018. ( PDF -7 p.) 

- Libération, 12 Juillet 2018. ( PDF - 5p.)

- Libération, 16 Juillet  2018. ( PDF - 40 p.)

-Libération, 17 Juillet 2018. ( PDF - 9 p.)

-Nice Matin, 17 Juillet 2018. ( PDF - 15 p.)

-Midi Olympique, 16 Juillet 2018. ( PDF - 26 p.)

-La Provence, 16 Juillet 2018. ( PDF - 46 p.)

-Paris Match, 18.07.2018. ( PDF - 74 p.)

-Les champions du monde vus par Adil Rami. ( PDF - 10 p.)




- Didier Deschamps : La victoire et rien d'autre de Bertrand Pascuito. Éditions du Rocher, 2022. (Extraits - PDF - 8 p.)







Voilà un livre que je n'ai pas du tout aimé. Avec son titre tellement réducteur et déjà biaisé, j'aurais dû me douter de sa teneur… Pour preuve, le traitement accordé au plus haut fait de DD (le titre de champion du monde acquis en 2018) est expédié en une quinzaine de pages seulement… Pas question pour le journaliste de glorifier le sélectionneur champion du monde, puisque son propos est de nous asséner, chapitre après chapitre, que Didier Deschamps n'a rien à proposer sur le plan sportif et technique depuis qu'il a été promu sélectionneur de l'équipe de France. Aucune inspiration dans le jeu, rien que la victoire comme but ultime.  

C'est déjà un drôle d'objet au format hybride. Pas vraiment une biographie, mais plutôt un mélange hétéroclite d'interviews (dont certaines sont des règlements de comptes en bonne et due forme) et de réflexions personnelles, le plus souvent à charge contre DD. Visiblement, l'auteur ne le porte pas dans son cœur, non seulement en tant que sélectionneur (ce sont toutes les polémiques sur le jeu moche de l'équipe de France qui refont ici surface), mais en tant qu'homme (jugé hypocrite, égoïste, et j'en passe). Cette animosité obsessionnelle est tellement présente et pesante qu'elle plombe le livre et en rend la lecture vraiment désagréable. Toutes ces piques lancées contre DD laissent à penser que le succès de 2018, loin de griser et de rassembler, suscite encore et toujours des montagnes de jalousie. 
Si l'on a pour habitude de juger un entraîneur à l'aune de ses résultats, rappelons à Bernard Pascuito que DD détient, jusqu'à aujourd'hui, le plus beau des palmarès des sélectionneurs français. C'est un peu l'argument massue envoyé à l'encontre de tous ses détracteurs qui, par jalousie, mauvaise foi ou rancœur, n'ont jamais cessé de le critiquer, quoi qu'il fasse. Je n'ose imaginer la tâche incommensurable qui attendra Zizou, son successeur …
Malgré les talents de cette équipe de France, malgré la personnalité légendaire de Zizou, prétendre égaler un tel palmarès tiendrait du miracle.


- Mbappé - Le phénomène d'Arnaud Hermant. Éditions l'Archipel, 2019. (Extraits - PDF - 6 p.)





Kylian Mbappé, le nouveau Pelé ?  Dans l'un des chapitres, l'auteur évoque l'étonnant rapprochement survenu pendant la Coupe du monde en Russie, via les réseaux sociaux, entre Sa Majesté le roi Pelé et le prodige français de 19 ans, qui lui a rappelé ses débuts tonitruants en Coupe du monde en 1958. Le plus jeune buteur d'une finale de Coupe du monde (après Pelé) a tapé dans l'œil du maître… Il y a de l'affection dans cette relation nouée à travers les réseaux sociaux, comme si le roi Pelé avait voulu faire de Mbappé son fils adoptif. Aux yeux du Brésilien, le natif de Bondy est sans conteste son plus digne héritier.



- Kylian Mbappé, rendez-vous avec l'éternité de Martin Leprince. Éditions Mareuil, 2019. (Extraits - PDF - 9p.)








- Au cœur des Bleus de Vincent Duluc. Éditions Stock, 2016. (Extraits - PDF - 7 p.) 




- Héros oubliés de la Coupe du Monde, écrit par la rédaction de So Foot. (Extraits - PDF - 26 p.) 




Joao Saldanha 1970 

Le Mirage de Berne. (La victoire Allemande en 1954.) 

Matthias Sindelar 1938. 

USA 1950. (Joe Gaetjens.) 

 


Kermite.


Liens : 



Match :  https://1fichier.com/?8f64znwtdoenin47zksl






Bonus : https://1fichier.com/?uvjhodefjjh9p2wpvs1b


Rajout : https://1fichier.com/?p9tzr1pxe226rl6e3qe0