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vendredi 10 mai 2019

Demi-finale de Coupe du monde 1970 : Italie-Allemagne (en VO Allemand uniquement)

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Retour sur l'un des plus beaux et spectaculaires matchs de l'histoire de la Coupe du Monde. 1970, Italie-Allemagne. Cette demi-finale de la coupe du Monde va accoucher d'un match de légende, digne des confrontations les plus épiques.
Mais je reviens un instant sur le contexte sportif. Cette Coupe du Monde 70 présente quelques petites évolutions significatives par rapport aux précédentes éditions. D'abord, les retransmissions télévisées, et c'est une première, sont en couleur, vive le progrès ! Malheureusement pour les joueurs, les matchs ont lieu l'après-midi en plein cagnard ! Tout cela évidemment pour les besoins de la télévision, et satisfaire un public européen peu enclin à subir le décalage horaire...
En 1970, c'est aussi l'arrivée officielle des premiers cartons jaune et rouge. Cette décision fait suite à l'extrême violence qui aura marqué la précédente édition. Dans le quart de finale, qui opposa l'Angleterre à l'Argentine en 1966,Antonio Rattin, capitaine de L'Albiceleste, est expulsé par l'arbitre, pour insulte, mais le joueur refuse obstinément de quitter le terrain, et après de longues minutes de palabre et de confusion, le joueur est expulsé manu-militari !

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Donc, nous sommes le 17 juin 1970, à L'Estadio Azteca de Mexico, véritable Temple dédié au(x) dieu(x) du ballon rond. Devant plus de 100 000 spectateurs, et par une chaleur accablante, les deux équipes vont livrer un match d'anthologie ! Pour en arriver là, les Allemands avaient réussi l'exploit, au tour précédent, de sortir l'Angleterre, tenante du titre, dans un match tout aussi dantesque ! Les Anglais menaient 2 à 0. Ramsey, leur entraîneur, fit alors sortir l'immense Bobby Charlton (futur Ballon d'Or 1966) en vue de le ménager pour la finale. Énorme erreur de coaching ! Franz Beckenbauer sonne la charge,  et la Mannschaft remporte le match, sur le fil, par 3 buts à 2 après prolongations !
Le match Italie-Allemagne sera d'une folle intensité. Un rythme fou, des prolongations de feu, des buts en cascade, un Franz Beckenbauer qui terminera le match le bras en écharpe, et, au final, la Squadra Azzura qui sortira vainqueur de ce combat de Titans. L'Italie aura sans doute livré son match le plus grandiose, avant d'affronter en finale, le Brésil et son roi, Pelé, mais ceci est une autre histoire...


Kermite.

dimanche 13 avril 2025

JO 1972 la tragédie de Munich - Sebastian Dehnhardt et Uli Weidenbach, 2006 HDTV

« Les Jeux de 1972 ont sifflé la fin de l'idéal olympique et coupé les liens avec une chimère qui voulait nous faire croire à une double imposture. Qu'un stade pouvait être un sanctuaire de paix, et le sport, une zone franche, à l'abri des soubresauts de l'univers. »

Éric Champel, Les fantômes de Munich. Contre-enquête sur l'attentat des JO de 1972.









Les Jeux de Munich de 1972 furent une véritable tragédie. Ils avaient pourtant commencé sous les meilleurs auspices, avec la volonté affichée par les autorités allemandes de faire oublier le triste souvenir des Jeux nazis de 1936. C'est dans une atmosphère joyeuse et pacifique, colorée et festive, que s'ouvrent les Jeux de la XXe Olympiade de l'ère moderne. L'ambiance était résolument à la fête. Le journaliste Benoit Heimermann se souvient : « On se promenait dans le stade comme on se promenait dans une fête foraine. » ¹ La sécurité était la grande absente de ces Jeux. Les policiers allemands qui n'étaient même pas armés avaient troqué leur uniforme traditionnel contre un costume bleu ciel et paradaient comme des guides touristiques affables et courtois. Ce sont ces improbables conditions de sécurité qui ont permis aux huit membres du commando palestinien Septembre noir d'écrire la page la plus sinistre de l'histoire des Jeux olympiques. Le mardi 5 septembre 1972, au petit matin, ils réussissent à s'infiltrer dans le village olympique dépourvu de toute protection policière, tuent deux membres de l'équipe d'Israël, avant de prendre neuf athlètes israéliens en otage. On connaît la fin, et le bain de sang tragique auquel cette prise d'otage donna lieu démontra le total amateurisme de la police allemande.

Celle-ci, qui refusa pratiquement toute aide extérieure et s'interdit toute initiative en ce sens, n'était pas du tout préparée pour faire face, seule, à une attaque terroriste. L'aide du Mossad aurait pu lui être utile. Mais pour des raisons de constitution et de souveraineté, elle la refusa. Livrée à elle-même, l'Allemagne n’a fait que révéler sa flagrante incompétence en matière de lutte anti-terroriste. Alors qu'elle essayait de placer des snipers armés en tenue d'athlète sur les toits des immeubles pour tenter de tuer les terroristes, le témoignage d’un participant est, sur ce point, édifiant. « Nous étions comme des alpinistes en claquettes dans l'Himalaya. » ²     

Les images d'archives qui nous sont parvenues sont ahurissantes ! Camouflés sous leur survêtement d'athlète, la clope au bec (!) les snipers allemands qui déambulent gauchement l'arme à la main sur les toits des immeubles ont franchement l’air de pieds nickelés. Les terroristes observaient tranquillement leur manège depuis leur poste de TV qui retransmettait tout en direct… On avait juste omis de couper l'électricité dans l’immeuble qu’occupait le commando ! C'est d'une impéritie confondante. Et que dire de l'assaut final qui fut une boucherie macabre, certains otages ayant même été tués par des balles allemandes...

Ce fut un fiasco total, jusqu'au communiqué final, dans lequel on a fait croire au public et aux familles des athlètes que tous les otages avaient été libérés et les terroristes morts. Le drame ne devait guère émouvoir l'inflexible et sectaire Avery Brundage, président du CIO, qui décréta, dans un discours sans âme, que les jeux devaient continuer, malgré tout. The show must go one.

Ces Jeux, assombris par la tragédie, ont traumatisé l'Allemagne. Que des Juifs soient de nouveau assassinés sur le sol allemand, 27 ans après la Shoah, à quelques kilomètres seulement de Dachau, a jeté le pays dans l’effroi et la tourmente, en faisant resurgir les vieux démons qui culpabilisaient tant la conscience des Allemands. Bien plus troublant, les autorités allemandes ont même découvert que des groupuscules allemands d'extrême droite néonazis avaient participé à la préparation de l’attentat, tout en ne divulguant pas l’information. Ces jeux ont aussi terni son image, en mettant au grand jour son incompétence en matière de sécurité. Les alertes terroristes étaient pourtant nombreuses. La bande à Baader sévissait régulièrement sur le sol allemand, et depuis que le FPLP (Front Populaire de Libération de la Palestine dirigé par Georges Habbache) avait choisi la voie des armes pour faire entendre la cause palestinienne, les attentats se multipliaient. Entre 1970 et 1972, des détournements d'avions parfois spectaculaires et tragiques attiraient immanquablement l'attention des médias occidentaux. En ce début des années 70, le terrorisme s'est de plus en plus internationalisé. Des révolutionnaires d'Italie, d'Allemagne, et même du Japon s'allient pour fomenter une révolution mondiale contre l'impérialisme américain. Et certains sont prêts à mourir pour la Palestine. Quelques mois avant l'ouverture des Jeux, le 30 mai 1972, trois terroristes japonais, membres de l'Armée rouge révolutionnaire, commettent un véritable carnage à l'aéroport de Tel Aviv. Vingt-huit morts et près de 80 blessés. Un attentat suicide revendiqué par le FPLP. Le climat était donc propice aux attentats, et la menace bien réelle. Un rapport écrit par Georg Sieber, psychologue de la police de Munich, en avait parfaitement souligné la portée. Rapport balayé par le chef de la police de Munich, Manfred Schreiber qui voulait, conformément à la volonté officielle, faire de ces Jeux une immense et joyeuse fête. Les Jeux de l’allégresse devaient être ceux de la rédemption. Mais comment peut-on organiser une manifestation de cette ampleur sans des règles élémentaires de sécurité ? Tant de laxisme laisse perplexe. Certes, sans aller jusqu'à mettre des miradors devant le village olympique, comme en 1936 à Berlin, il était néanmoins de la responsabilité des autorités de veiller à la sécurité des athlètes. L'indemnisation, accordée 50 ans après les faits par l'Allemagne aux familles des victimes israéliennes, démontre in fine sa part de responsabilité. 

Elle, qui avait à cœur de promouvoir les valeurs de l'Olympisme et de se faire pardonner ses Jeux berlinois et leur dérive idéologique, s'est vu perpétrer sur son sol un acte terroriste aux conséquences géopolitiques insoupçonnables. Car, dans cette histoire, il n’est pas jusqu'au sort des trois terroristes qui ont survécu à la fusillade finale à l'aéroport de Fürstenberg qui laisse pantois. Il n'y aura jamais de procès. L'Allemagne aurait simulé un détournement d’avion pour se débarrasser de ces trois indésirables et signé un pacte faustien avec l’autorité palestinienne en autorisant leur libération contre l'assurance et la promesse de ne plus être victime d'attentat palestinien sur son sol. Libérés et accueillis comme des héros à Tripoli et dans le monde arabe, les trois rescapés ont même donné une conférence de presse pour tenter de justifier l’injustifiable. Jamal al-Gashi, l'un des terroristes, ne cessera jamais de clamer haut et fort la fierté d'avoir tué des otages juifs pour faire entendre la cause palestinienne. Mohammed Daoud Odeh, alias Abou Daoud, la tête pensante des attentats de Munich, avouera, dans ses mémoires, avoir voulu réaliser une pure action de propagande, un coup d'éclat pacifique, sans qu’aucune goutte de sang ne soit versée. Ankie Spitzer et Ilana Romano qui ont fait de leur vie un combat pour connaître la vérité sur la mort de leur mari, ont révélé au New York Times avoir eu accès à des documents et photos confidentielles qui ne laissent la place à aucun doute : les membres du commando Septembre noir furent des tortionnaires. Le corps des otages israéliens a révélé des traces de torture et l'haltérophile Yossef Romano a bel et bien été émasculé. 

Quoi qu'il en soit, la tragédie de Munich marque la naissance du terrorisme moderne et son internalisation. Les terroristes affichent désormais l'intention et la volonté de se servir de l'impact des médias dans le seul dessein de faire valoir leurs revendications politiques. Pour faire entendre la cause qu’ils défendent, quoi de plus efficace en effet qu’une prise d'otage en mondovision, à laquelle assistent près de 900 millions de spectateurs ? Le terrorisme devient ainsi une mécanique implacable et sordide qui se nourrit des médias pour marquer les esprits au fer rouge en distillant l'effroi et l’horreur.


La réponse d'Israël aux attentats de Munich fut d'appliquer la loi du talion. Pas question de laisser ce crime impuni. Justice et vengeance ont été le fer de lance d'une opération secrète baptisée « Colère de Dieu » et décidée par la Première ministre israélienne Golda Meir. Dirigée par le Mossad, elle visait à éliminer tous les responsables de la prise d'otages de Munich. Des assassinats soigneusement ciblés, parmi lesquels des responsables de l'OLP, ont été orchestrés au terme d'une traque minutieuse et tenace, échelonnée sur vingt ans. Si elle s'est distinguée par des actions spectaculaires et audacieuses (à Beyrouth notamment), elle s'est aussi entachée d'une erreur tragique avec l'assassinat du jeune serveur marocain Ahmed Bouchikhi, tué de quatorze balles sous les yeux de sa femme enceinte et confondu avec le leader de l'organisation Septembre noir, Ali Hassan Salameh. L'opération a été momentanément arrêtée par la guerre de Kippour, puis a repris après 1974. Après des années de filature, Ali Hassan Salameh a finalement été assassiné en 1979, succombant à l’explosion d’une voiture piégée. L'opération est aujourd'hui officiellement close, et si aujourd'hui, Jamal al-Gashi et Mohamed al-Safady, deux des trois terroristes ayant participé à la tuerie des otages, semblent, selon certaines sources autorisées, toujours en vie et en liberté, c’est que le Mossad a préféré s’en prendre avant tout aux responsables des attentats de Munich plutôt qu'à ses bras armés.


1. https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/ils-l-ont-vecu/l-attaque-8931518

2. Cité par Éric Champel dans Les fantômes de Munich. Contre-enquête sur l'attentat des JO de 1972. Édition Solar, 2024. p . 91.


Documentaire : 

- JO 1972 la tragédie de Munich, de Sebastian Dehnhardt et Uli Weidenbach, 2006 (HDTV - 90mn - MKV).



Bonus  :


Radio : 

- Les JO de Munich pris en otage (FLAC - 57 mn - France Culture). Les évènements racontés et vécus par les témoins de l'époque, aussi bien par les athlètes que par les journalistes. 


- Mike Hariri, l'espion du Mossad qui vengea les athlètes assassinés aux JO de Munich (FLAC - 36 mn - France Inter). Portrait de Mike Hariri désigné pour mener à bien l'opération « Colère de Dieu ».

- L'opération Colère de Dieu ou la vengeance de Golda Meir (FLAC - 49 mn - France Inter).


- Septembre noir 1970 - La guerre fratricide (FLAC -  55 mn - France Inter).

Le commando Septembre noir est né des événement tragiques qui ont décimé l'OLP au cours du mois de septembre de l'année 1970. Petit rappel historique : suite à la guerre des Six Jours de 1967, près de 300 000 Palestiniens sont chassés de Cisjordanie et de la Bande de Gaza, et trouvent refuge en Jordanie. Certains réfugiés transformés en révolutionnaires prennent les armes et deviennent des fedayins. Mais leur présence sape et déstabilise l'autorité du roi Hussein de Jordanie qui, appuyé par les États-Unis, envoie ses chars pour détruire les bases militaires palestiniennes. Dix jours de combats et une guerre fratricide qui tourne au désastre pour les combattants palestiniens : plusieurs milliers de morts. Un mois de septembre noir pour Yasser Arafat et l'OLP, définitivement expulsés de Jordanie en 1971 et qui n'ont d'autres choix que de trouver refuge au Liban. 

- Septembre noir  (FLAC -  36 mn - France Inter).



 Livre et journaux : 

- Paris-Match n°1219 du 16 septembre 1972 (Extraits - PDF - 25 p). Traitement à chaud de l'événement par François Caviglioli.






- Paris-Match, chronique de notre temps. Année 1972 (Extraits - PDF - 10 p).







- Historia, février 2024 (Extraits - PDF - 3 p).





- Historia, mai 2008. Golda Meir pionnière de choc (Extraits - PDF - 3 p).




- Éric Champel. Les fantômes de Munich. Contre-enquête sur l'attentat des JO de 1972. Édition Solar, 2024 (Extraits - PDF - 13 p).




Dans un livre mettant au jour de nombreux documents déclassifiés, le journaliste Éric Champel ne manque pas de rappeler toutes les négligences qui ont conduit au drame. Ainsi, les alertes terroristes pendant cette année 1972 étaient nombreuses. Georg Sieber, psychologue de la police de Munich, avait pourtant établi un rapport accablant sur les risques d'attentats terroristes durant les JO et le service allemand de renseignement avait même flairé que des Palestiniens préparaient bien quelque chose durant ces Jeux. Mais le chef de la police de Munich, Manfred Schreiber, n’a pas pris la peine de prendre en considération les avertissements et les conclusions du rapport, portant ainsi une lourde responsabilité dans le déroulement et l’issue des événements. La préparation et l’organisation des Jeux se sont construites sur cette obsession, sur cet aveuglement politique lié à la volonté de faire de ces Jeux une fête joyeuse, insouciante, de favoriser délibérément une ambiance peace and love, au détriment des exigences et des impératifs sécuritaires. Dans ses mémoires Palestine : de Jérusalem à Munich, publiées en 1999, Abou Daoud, le cerveau des attentats de Munich, révèle comment, pour en repérer les lieux, il s'est facilement infiltré dans le village olympique avant même le début des Jeux. Et comment il réussit par la ruse à accéder aux appartements vides de la délégation israélienne ! 

Interviewé par Éric Champel, Georg Sieber laisse entendre que, contrairement à tout ce qui a été officiellement dit, Israël aurait bel et bien participé à l'assaut final, l'Allemagne fournissant les hommes et le matériel en laissant Israël aux commandes. Zvi Zamir, chef du Mossad, qui était bien présent à l'aéroport de Fürstenberg pendant l’assaut final, l'a toujours réfuté. Il n’a été qu’un observateur. Rien de plus. Personnellement, j’ai du mal à croire que le Mossad, aguerri aux missions spéciales, soit directement impliqué en faisant preuve d’autant d’impréparation. Certains otages israéliens ont même été tués sous le feu des balles allemandes. Il faudra sans doute attendre la déclassification des archives (prévue pour 2032) pour démêler les nœuds des responsabilités dans l'imbroglio des événements. Qu'on apporte, enfin, des réponses claires aux familles des victimes. En attendant, le sort des trois terroristes, capturés pendant la fusillade finale, a fait, lui aussi, couler beaucoup d’encre. L'absence de procès et leur libération, en octobre 1972, suite au détournement d'un avion de la Lufthansa par des terroristes palestiniens, laissent planer, plus que des spéculations, une ombre maléfique sur la façon dont a été négociée leur libération. Par intérêt et pragmatisme, l’Allemagne aurait signé un pacte avec le diable, autorisant la libération des terroristes responsables du massacre de Munich contre l'assurance et la promesse de ne plus être victime d'attentat palestinien sur son sol. 






Vidéo : 


- Un jour en septembre (Remux DVD - 90 mn - MKV) Kevin Macdonald 1999.





La voix de Michael Douglas donne encore plus de corps à la gravité des événements. Le réalisateur Kevin Macdonald mène l'enquête et revient sur le fil de cette journée noire, avec un énorme travail d'archives entrepris. La virtuosité du montage fait la force de ce documentaire aux images parfois crues. Les photographies ensanglantées des athlètes israéliens morts peuvent heurter. Le témoignage émouvant de Ankie Spitzer, veuve de l'entraîneur d'escrime André Spitzer, mort assassiné dans les attentats de Munich, sert de fil conducteur à un récit qui met peu à peu au jour le fiasco des autorités allemandes dans la gestion de la crise. Kevin Macdonald donne la parole à tous les acteurs du drame. Parmi les nombreux témoignages, celui de Jamal al-Gashi, survivant du commando palestinien Septembre noir, détonne singulièrement. Jamal al-Gashi qui n'aura de cesse d'affirmer haut et fort la fierté d'avoir tué des otages juifs pour faire entendre la cause palestinienne.

À noter que pour Kevin Macdonald, il ne fait aucun doute que Jamal al-Gashi est l'unique survivant du commando palestinien, alors que pour le journaliste Éric Champel, qui mentionne certaines sources dans son livre Les fantômes de Munich. Contre-enquête sur l'attentat des JO de 1972,  Mohamed al-Safady, qui a participé à la tuerie des otages, semble lui aussi toujours en vie et en liberté.



- Israël-Palestine, l'impossible coexistence ? (3 X 50 mn - HDTV) Réalisé et écrit par Dan Setton et Charles Enderlin, 2024.  

Un documentaire qui embrasse près de 80 ans de conflits entre ces deux peuples dont le destin semble aspirer dans une spirale sans fin de haine et de violence. 


- Une terre deux fois promise Israël-Palestine 1897-1967 (2 x 53 mn - MKV) Réalisé par William Karel et Blanche Finger, 2017.


- Munich 72 réalisé par Joey Boink, 2019. ( 44 mn - MKV - Web Dl)

- Une Histoire du terrorisme de Michaël Prazan, 2012. 1.Les années de libération (1945-70) 2. Les années de poudre (1970-1989) 3.Les années Jihad (1989-2011) HDTV - MKV.

Un doc qui n’invite guère à l’optimisme… Michaël Prazan dresse un tableau noir et assez effrayant du terrorisme depuis 1945 jusqu’à la chute de Ben Laden. Il nous expose son histoire et son évolution, ainsi que les multiples sources d’inspiration à partir desquelles il s’est développé. Car ce sont bien des intellectuels qui sont à la racine des mouvances terroristes. Ainsi, Frantz Fanon, qui préconise et légitime l'usage de la violence comme une arme politique dans la libération des peuples opprimés, devient un modèle, une icône pour les pays africains en voie de décolonisation (en Algérie notamment). De même, les écrits de Sayyid Qutb, principal idéologue des Frères musulmans dont le but ultime est d’imposer l'islam et la charia à la terre entière, ont sans aucun doute influencé Ben Laden. Aujourd'hui, la vision radicalisée et guerrière de l'islam prônée par Sayyid Qutb inspire les fondamentalistes islamiques.

Mais je trouve que le plus effrayant est la dernière séquence du documentaire. Une interview de Mahmoud al-Zahar, chef spirituel du Hamas, qui se plaint et ne comprend pas pourquoi l'Occident refuse à l'Iran la possibilité de détenir l'arme atomique. Pourquoi l'offrir à Israël, mais pas à l'Iran ? Pourquoi ce deux poids deux mesures ?

Ce à quoi le journaliste qui fait l'interview saisit la balle au bond et lui fait cette réponse directe, cinglante et lucide :

« Je vais vous dire pourquoi. C'est parce que nous pensons que si vous aviez la bombe, vous l'utiliseriez. »

Mahmoud al-Zahar qui n’entend manifestement rien aux subtilités de la dissuasion nucléaire a alors cette réponse qui sonne comme un ultimatum et une menace à peine voilée.

« Une arme, est-ce que ça sert à faire des photos ou à se battre contre un ennemi ? »

Nul doute que si l'Iran, dont les dirigeants veulent l'anéantissement d’Israël, possédait des têtes nucléaires, elle ne se priverait pas d'en faire usage...


- Au nom du Temple,  Charles Enderlin 2013. 65 mn


Un documentaire éloquent de Charles Enderlin qui montre comment la guerre opposant les Israéliens aux Palestiniens est une guerre essentiellement, fondamentalement, religieuse. Ce n'est pas une simple guerre de territoire, mais une guerre de religion se manifestant dans l'appropriation des lieux saints (à Hébron où se trouve le Tombeau des Patriarches et à Jérusalem le Mont du Temple, premier lieu saint du judaïsme) et dans la primauté et la légitimité à vouloir occuper ces lieux originels et sacrés. Ainsi, en Cisjordanie, les colons israéliens qui s'y sont implantés se sentent investis d'une mission messianique et sont animés par le désir de vivre sur la terre de leurs ancêtres. De même, à Jérusalem, certains sionistes religieux  se donnent pour ambition de reconstruire le Temple de Jérusalem sur l'Esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam... 

Alors, la paix que beaucoup souhaitent entre ces deux peuples, semble presque illusoire, tant les extrémismes religieux, de part et d'autre, suscitent des confrontations en cascades et empêchent, in fine, toute solution politique. 



Films à voir : 


- En 2005, Steven Spielberg s'est emparé du massacre de Munich pour en faire un film ambitieux et personnel. Munich ne revient pas seulement sur les évènements tragiques de la prise d'otages, mais aussi sur la longue traque des responsables des attentats mise en œuvre par le Mossad. Œuvre d'espionnage, elle n'en révèle pas moins la profonde césure entre Israéliens et Palestiniens. Dans une scène sidérante mettant face à face les agents du Mossad à des terroristes palestiniens, sans que ces derniers ne se doutent un instant à qui ils ont affaire, s'amorce un dialogue surréaliste où éclate avec une force inébranlable la tragique évidence que ces deux peuples sont par leur histoire, irréconciliables et inaptes à vivre ensemble. La force des antagonismes religieux, comme des marqueurs indéboulonnables, délimite l'étendue du gouffre qui les sépare et empêche toute coexistence pacifique.  Á tous ceux qui reprochent à Steven Spielberg de prendre des libertés avec les faits, je rappelle à bon escient qu'un cinéaste n'est pas un historien (et heureusement !), mais un artiste qui s'approprie la réalité, la déforme selon sa sensibilité. Je préfère mille fois une histoire en partie basée sur des faits historiques à une reconstitution fidèle, fade et sans âme de ces mêmes faits historiques. 


- 5 Septembre de Tim Fehlbaum, 2025

Efficace dans sa réalisation, le film de Tim Fehlbaum est un huis clos original qui aborde le massacre de Munich sous l'angle médiatique. J’ai particulièrement apprécié le soin accordé à la reconstitution des technologies audiovisuelles et du matériel technique utilisés à cette époque (voir l'énorme caméra si difficile à déplacer utilisée pour filmer). Le film propose aussi une réflexion de fond sur l'éthique journalistique en posant LA question essentielle : que faut-il filmer dans la retransmission d'un événement qui peut à tout moment basculer dramatiquement ? Ou, plus précisément, jusqu'où peut-on filmer ? Inévitablement, la question s’est posée aux dirigeants d’ABC Sports, puisque le commando menaçait d'exécuter les otages en direct si ses revendications n'étaient pas satisfaites. Étaient-ils moralement prêts à prendre ce risque, celui de filmer l'exécution des otages alors que les familles des athlètes suivaient elles aussi les évènements à la TV ? À mon sens, c’est la scène centrale du film. Quel est le récit que l'on veut médiatiquement donner des évènements ? Quelle est l'éthique à adopter devant ces événements incontrôlables ? Choisir la surenchère dans le spectacle sans aucune limite, rien que pour la course à l’audimat, avec le risque de filmer une exécution et de tomber dans le jeu des terroristes qui ont besoin des médias pour exister ? Ou alors raconter une autre histoire, celle des otages dont la vie est en jeu ? C’est cette dialectique entre les images qu’on veut diffuser et l'événement lui-même qui est au cœur du scénario.


Liens : 


Documentaire : 

https://1fichier.com/?aty83qtjod639rujl83t


Bonus :

https://1fichier.com/?usmy2cg4t513hujf7ers

Kermite.



dimanche 3 mai 2020

PSG-Saint-Etienne - Finale de Coupe de France 15 Mai 1982





Après Michel Hidalgo, c'est au tour de Robert Herbin de nous quitter. Triste année 2020 qui semble vouloir se débarrasser de toutes ses anciennes étoiles du football. Une page de notre histoire se referme, mais les souvenirs restent, heureusement. Ainsi, la fabuleuse épopée des Verts en Coupe d'Europe aura fait chavirer la France entière et suscité un incroyable engouement pour ces jeunes pousses vertes. 
Cette équipe-là, Robert Herbin l'a mise sur pied en privilégiant la formation des jeunes et en appliquant rigoureusement sa philosophie de jeu, qui pouvait se résumer par cette maxime implacable : un match de football est un combat qu'il faut gagner !  Et, pour mettre toutes les chances de réussite de son côté, Robbie va mettre ses joueurs dans les meilleures conditions possibles. Ainsi, c'est lui qui instaure les retours en avion à la fin de chaque match, évitant aux joueurs, les longs retours en train du lendemain, fastidieux et éreintants. 
Mais là où son apport fut déterminant, c'est dans la vision résolument moderne qu'il réussit à imprimer dans le jeu lui-même, et valable encore aujourd'hui. Car Robbie a très vite compris qu'un combat ne se gagne pas sans un minimum de préparation physique. Il a donc développé des méthodes de travail visant à muscler la condition athlétique des joueurs, à développer leur potentiel par des entraînements physiques qui le faisaient passer pour un tortionnaire…. Ces séances d'entraînement sans ballon étaient en elles-mêmes une sacrée petite révolution  !   
Il est évident que toutes ces bases posées avaient pour seul objectif de proposer un football offensif, largement inspiré par le modèle du genre : l'Ajax Amsterdam de Johan Cruyff.  

Robert Herbin a redonné du peps à un football français qui en manquait singulièrement. Moribonde et sans inspiration au début des seventies, l'équipe de France traverse un désert dont elle ne voit pas le bout et se complaît dans la lose. Nos clubs hexagonaux ne sont même pas fichus de passer le stade des seizièmes de finale dans les coupes européennes. La misère. 
Devenu entraîneur en 1973 de l'A.S Saint-Étienne, après y avoir fait une admirable carrière en tant que joueur (il finira deuxième meilleur buteur de D1 en 1966 avec 26 buts), Herbin va booster un football français défaitiste et sans saveur, le sortant de sa léthargie pour le hisser à l'échelle internationale et lui faire apprécier le goût des victoires.       
Reste cette finale perdue à Glasgow qui restera pour Herbin, même 40 ans plus tard, une cruelle désillusion qu'il n'aura jamais réussi à digérer. C'est dire combien les finales perdues peuvent laisser des traces.  



                                                                         
Solitaire, secret, impassible, Robbie avait une personnalité qui tranchait singulièrement dans le monde du football. Il avait hérité de son père, musicien tromboniste à l'Opéra de Nice, un goût pour le classique et cultivait une passion pour Wagner et Mahler. Il restera dans nos cœurs comme cet architecte perfectionniste qui insuffla au football passion et rigueur. En somme, un chef d'orchestre légendaire d'une équipe qui ne l'était pas moins.


                                                    &             &


                                                            &



Je me souviendrai toujours de ce quart de finale retour de la Coupe d'Europe des Clubs Champions contre le Dynamo de Kiev. Un match fou, épique, passionnel, qui est entré dans la légende. C’était le 17 mars 1976 à Geoffroy-Guichard, et pour moi, le premier match de foot que je voyais sur écran. Un événement. Les retransmissions TV ne courent pas les rues à l'époque…. 
Sur le petit poste de télé noir et blanc, j'assistais ce jour-là à un match explosif où les joueurs, portés par un public chauffé à blanc, ont éprouvé dans leur corps les limites extrêmes de leur résistance physique. Je me souviendrai toujours de cette action de jeu totalement folle à l'heure de jeu, où ce diable de Blokhine (Ballon d'Or 75 s'il vous plaît) sur une course fulgurante de 60 mètres, donne le tournis à toute la défense stéphanoise, pour filer, seul, vers le but. C'était sûr, il allait marquer. Seul au point de penalty, il pouvait tranquillement ajuster Curkovic... Et à 1-0 pour le Dynamo, adieu les rêves de finale... ! 
Mais incroyable, au lieu de tirer, Oleg Blokhine temporise par péché d'orgueil. À vouloir la jouer trop personnelle et briller par un ultime dribble, il se fait contrer in extremis par un Christian Lopez revenu à toute berzingue ! In-sen-sé ! Ah.... Les Russes devant leur poste de TV ont dû à cette même minute, s'arracher les cheveux de la tête !





Mais l'action continue, Lopez dégage en catastrophe, Oswaldo Piazza récupère le ballon au rond central, accélère dans l'axe, une-deux avec Patrick Revelli, et c'est son frangin Hervé qui reprend d'un tir foireux et marque ! Hallucinant ! En deux passes, les Stéphanois font basculer la rencontre...


Une minute de pure folie face à Kiev.






En commentant 40 ans plus tard le but, Christian Lopez pourra dire très justement : voilà, ce n'est pas compliqué le football.... !
Après le but, c'est du délire dans les tribunes ! Le stade en ébullition explose, les spectateurs exultent, quelle ambiance de folie ! Justement, les spectateurs, parlons-en, il y en avait partout ! Agglutinés jusque sur les poutres et le toit du stade ! Inouï !  Ce match-là marque le début de ma passion pour le football. Non, je n’oublierai jamais, j'avais huit ans, et je venais de vivre mes toutes premières grandes émotions.

                                                    &             &

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15 Mai 1982. Finale de Coupe de France. Match passionnant. Des buts et du suspense. Spectacle assuré. Je rappelle juste le contexte : en avril 82, l' affaire de la Caisse noire éclate au grand jour et plombe sérieusement l'ambiance chez les Verts. C'est la crise, et déjà se profile à grands pas la fin d'une époque. Platini joue son dernier match sous le maillot stéphanois avant de filer vers la Juventus, rejoindre Dino Zoff et ses potes. Les nostalgiques auront un petit pincement au cœur en revoyant ces images. Mitterrand et Chirac, côte à côte. On a droit à la très révérencieuse interview du Président à la mi-temps. Michel Drucker et Didier Roustan aux commentaires. L'incontournable Mr Vautrot en arbitre du soir. On trouvera des ralentis interminables au millième de seconde (!) et cette scène un peu surréaliste, où le journaliste sportif Georges Dominique, en espion venu du froid, micro tendu, s'échine à arracher à la mi-temps de la prolongation, les ultimes conseils du Sphinx à ses joueurs ! 
Maintenant, place au jeu. À vous Cognacq-Jay !




Bonus:




Coupe de France 1970. A.S Saint-Etienne-Nantes. Même le commentateur s'est laissé surprendre par le but de Robbie. Une somptueuse tête lobée !


Vidéos : 


- Saint-Etienne, l'épopée 1975-76 (HDTV -TS - 90mn)  : les plus belles heures de l'épopée Stéphanoise, revues par les acteurs de l'époque, quarante ans plus tard. Émotion assurée. 

- Saint-Etienne, une équipe modèle. (Vidéo INA - 13m - MP4) Une visite guidée dans les coulisses du club en 1974. C'est toute la structure administrative et sportive qui est ici passée au crible, de son Président Roger Rocher à… la blanchisseuse ! Toute occupée à laver et repasser les maillots des joueurs ! Vraiment une autre époque...

- 1976. Sept questions posées à Robert Herbin, l'entraîneur des Verts. (Vidéo INA - 11 mn - MP4) Longtemps décrit comme un Sphinx délivrant ses conseils au compte-goutte, Robert Herbin montre ici qu'il pouvait avoir le verbe facile et la parole aisée. 

- Robert Herbin et Jean-Michel Marqué sont interviewés à la veille de leur demi-finale contre le PSV Eindhoven, en 1976. (Vidéo INA - 4mn - MP4)
- Portrait d'Ivan Curkovic. (Vidéo INA - 5mn - MP4)
- Un match au sommet : Saint-Etienne -Marseille.18 octobre 1970. Une affiche alléchante du championnat français oppose Saint-Etienne à Marseille. Résumé du match, avec à clef, un joli but de Robbie d'un tir en pleine lucarne. (Vidéo INA - 15mn - MP4)

- Résumé de la finale de Coupe de France Lens-Saint-Etienne 1975  (Vidéo INA - 4mn - MP4)


Revue de presse : Hommages à Robbie. Portraits et témoignages.

- Le Monde du 29 avril 2020 (PDF-1p)
- L'Équipe du 29 avril 2020 (PDF-6p)
- Le Parisien 28 avril 2020 (PDF-1p)

et quelques articles d'époque :

- Le progrès du 15 et 16 mai 1985 (Jpg) et la Une de l'Équipe du 15 mai 1982 (Jpg) 



Kermite.


Liens :   


https://1fichier.com/?aiwvu8xct8ht7me6pob1
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https://1fichier.com/?yzwkufie66jtkd9aq8q1
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dimanche 12 juillet 2026

France-Croatie - Finale de la Coupe du monde de football 2018







Huit ans, déjà que la bande à Deschamps a ramené de Russie le plus beau des trophées. J’ai vraiment kiffé cette équipe de France 2018, ultra-défensive et d'une effarante efficacité. À rebours de beaucoup, peut-être, je la préfère à la France romantique et généreuse qui suivait, hélas, trop naïvement l'adage « dominer n'est pas gagner » et finissait, hélas, toujours au tapis. Cette équipe de France-là, je ne l'ai que trop bien connue. Elle cultivait « une certaine fatalité de la défaite », pour reprendre les mots justes de Didier Tronchet dans Les Fantômes de Séville.¹ J'en étais malade, tant la loose lui collait à la peau. Souvent maladroite ou malchanceuse, elle semblait incapable de porter l'estocade, de se hisser sur la plus haute marche du podium. Il lui manquait l'essentiel, la rage de vaincre. Alors, oui, nous étions les perdants magnifiques (la belle affaire !) qui, après avoir vaillamment bataillé, perdaient avec les honneurs, et nous nous consolions amèrement en prenant plaisir à glorifier la défaite. Il a fallu attendre 1984 et ce titre de champion d'Europe pour que cette chaîne de malédiction soit enfin rompue, que cette équipe de France humecte avec délice les arômes de la victoire. Et grâce à la première Coupe du monde fièrement acquise en 1998, nous pouvions enfin proclamer, sûrs de notre fait : « La victoire est en nous ! »  

Cette finale de Coupe du monde 2018, je l'ai vécue dans un bourg perdu en Touraine, où je passais mes vacances en famille dans un bungalow défraîchi. Je me souviens surtout de l’armada de moustiques, trop habitués à nous mitrailler dès qu’on osait mettre un pied dehors. Quand, ce dimanche 15 juillet, un peu avant 17 heures, j'allumai la télé, mon sang ne fit qu'un tour : je découvris, atterré, qu'elle ne diffusait aucune image !! Me faire un coup pareil le jour de la finale de la Coupe du monde ! Non, je ne rêvais pas, j'avais beau secouer le poste comme un possédé, espérant un miracle, les minutes s'égrenaient, et point de miracle. Rien que de la bonne vieille neige sur un écran obstinément muet. Voilà une panne de réseau qui ne pouvait pas plus mal tomber ! Comble de malchance, la réception du camping était fermée le dimanche. Désemparé, je jetai un œil dehors et découvris, stupéfait, que tous les bungalows croupissaient dans un no man's land inquiétant. Pas âme qui vive. Ils semblaient s’être étrangement vidés de tous leurs habitants. Je me rappelai avoir entrevu au village un café, situé à un petit quart d’heure de marche. Le dernier espoir de trouver un écran ! Je partis illico presto avec ma fille de 10 ans, encore plus déçue que moi. Quand nous entendîmes monter du village une immense clameur déchirer le silence de la campagne, nous comprîmes soudain que la France avait ouvert le bal des festivités ! Nous accélérâmes le pas, frustrés d'avoir manqué le premier but…

Arrivés sur place, nous trouvâmes le café bondé ! Et, bien sûr, plus aucune place de libre. Mais pour un père de famille accompagné de son rejeton, une place s'est gentiment libérée. L'écran paraissait ridiculement petit. À peine étions-nous installés que les Croates égalisaient dans une tension sidérante. Les invectives et les insultes pleuvaient. Des verres se brisaient. Une foule passablement éméchée vomissait sa colère. Je trouvais l'atmosphère électrique, tant nous étions malmenés dans le jeu. Brusquement, tout changea à la 38ᵉ minute. Un penalty, comme une faveur divine, nous fut offert. D'une frappe soyeuse qui prit le gardien à contre-pied, Grizou envoya la balle au fond des filets et fit chavirer la France. Une furia collective, comme un grondement tellurique, fit trembler le sol ! Avions-nous la faveur des dieux ? C'était un miracle que nous menions à la mi-temps. « Cet avantage relève de la magie noire », écrit très justement Olivier Guez dans Le Monde au lendemain de la finale.² Car ces diables de Croates nous avaient insolemment marché dessus. Étrangement, il semblait que des esprits malins eussent jeté sur eux un mauvais sort, que des incantations pernicieuses, sournoisement lancées contre eux, avaient finalement eu leur peau. 

Ma femme me téléphona pour m'annoncer que la télé avait miraculeusement ressuscité !  Retour sur-le-champ à la casa pour suivre, dans une ambiance plus feutrée et la quiétude du foyer familial, cette finale crispante jusqu’au bout. Je tremblais de voir ces diables de Croates revenir au score. Coup de sifflet final. Exténué, j'exulte en baignant dans une euphorie irréelle. La France est championne du monde. Dans une atmosphère crépusculaire et sous des trombes d'eau, la remise du trophée survient comme un rêve halluciné. Moi-même, les yeux embués par l'émotion, je vois une bande de gamins ivres de joie et de bonheur. L'orage a ramené la nuit, mais le stade de Loujniki, pour l'éternité, brille d'une pluie d'or.


En 2018, le style de l'équipe de France a souvent été décrié par nos experts journalistes. L'avalanche de critiques n'a épargné ni les joueurs, ni DD. Il faut écouter Pascal Praud vomir sa colère le lendemain de France-Australie et pester contre cette équipe moribonde qu'il juge ennuyeuse à en mourir. Des voix se sont élevées pour dénoncer ce style dégueulasse, cette absence d'inspiration et de jeu offensif qui font la marque des grandes équipes. Mais en quoi l'art de défendre, porté à son pinacle, serait-il moins valorisant qu'une équipe résolument portée sur l'attaque ? Défendre avec autant de hargne et d'intensité présuppose des qualités que j'estime tout aussi nobles.  Je pense à cette demi-finale gagnée contre les Belges, où l'équipe de France a collectivement fait preuve d'un acharnement défensif inouï. Ce fut, pour moi, le match le plus intense, qui avait tout d'un immense combat de boxe. Ce qui était perçu au début comme un aveu de faiblesse est devenu, au fil des matchs, sa marque de fabrique, sa force collective. 

Le football de possession m'horripile. La passe à dix dans la surface de réparation, comme la pratique Manchester City, non merci, très peu pour moi. Les amoureux du football clament haut et fort qu'ils veulent voir du beau jeu. Certes. Mais dans une finale, le beau geste, vous l'oubliez. Seule compte la victoire. Une finale n'est belle que si elle est gagnée ; le reste, c'est de la littérature. Posez donc la question aux entraîneurs qui ont inscrit leur nom au palmarès des vaincus. L'amertume de la défaite laisse, malgré le poids des années, des traces indélébiles qui ne cicatrisent jamais vraiment. Le panache, l'équipe de France l'avait en 1982. La belle affaire ! Qui a vécu Séville me comprendra. En 2018, le panache fut oublié, mais Dieu du ciel, quel réalisme ! Clinique et efficace dans son jeu, et souvent malmenée, elle arrivait toujours à bout de ses adversaires. Je trouve que cette équipe de France 2018 avait un petit air de Mannschaft, comme si ce qui faisait la force de l'équipe d'Allemagne, au plus fort de sa domination, était devenu la nôtre par une étrange alchimie. Un journaliste de la chaîne RTS commentant la finale comparait chaque but de l'équipe de France aux morsures d'un cobra. Je trouve la comparaison plutôt bien vue. Même après avoir été sacrée championne du monde, il y a encore eu des voix dissonantes pour toujours critiquer le style de l'équipe de France. Des éternels chouineurs ou autres rabat-joie de la première heure, manifestement incapables de savourer les effluves exaltantes de la victoire.



PS : Pour info, le match provient d'un enregistrement dégoté sur la Toile. La finale a été retransmise sur la chaîne allemande ZDF. Excellente qualité d’image. Commentaires en allemand (2 pistes), anglais (BBC), russe, croate, auxquels j’ai personnellement ajouté ceux de beIN Sports (Christophe Josse et Daniel Bravo), TF1 (Bixente Lizarazu et Grégoire Margotton), France Inter (Jacques Vendroux et Alain Giresse), RMC (avec la dernière émouvante de Jean-Mimi) et RTS (David Lemos et Léonard Thurre). Le tout coupé avec Audacity et synchronisé par mes soins, ce qui ne fut pas une mince affaire… ! Attention, la piste France Info est un doublon de la piste France Inter.

Étonnante, la différence de ressenti entre chaque pays. Ainsi, les commentateurs allemands voyaient l'affaire pliée à 3-1 et la France s'envoler tranquillement vers son 2eme titre mondial. Les Suisses, je n’en parle même pas. Quant à moi, même à 4-1, j’étais loin d'être rassuré. Jusqu'à la dernière seconde, je redoutais de voir ces diables de Croates nous jouer un mauvais tour et revenir au score in extremis pour nous arracher des mains ce trophée si convoité…


1.Didier Tronchet : Les fantômes de Séville. Éditions La fosse aux ours, 2022. p 44.

2.Olivier Guez  : Magie noire, irrationnel et baraka. Le Monde, 16 juillet 2018.


Kermite. 





Bonus : 




- Vidéo :



- Les Bleus 2018 - Au cœur de l'épopée russe réalisé par Emmanuel Le Ber et Théo Schuster. (DVD Remux - 120 mn .)

Une immersion jouissive dans les coulisses de l'exploit !  


- La Véritable Histoire des Coupes du monde de Stéphane Benhamou. 

.1ere partie 1930/1974 - (HDTV - 55 mn - MKV.) 

.2eme partie 1978/2014 (Web dl - 58 mn - MP4) Captation du documentaire, diffusé sur Youtube, à partir de mon ordinateur. 

Ce doc en deux parties montre combien les Coupes du monde de football, avant d'être des événements purement sportifs, ont été tout au long de leur histoire une affaire avant tout politique. Et la conclusion est sans ambages : sport et politique ne font jamais bon ménage… 


- C'était écrit : La revanche des Bleus. Documentaire de Karim Rissouli et Dominique Rouch (2019 - HDTV - 90 mn.)

Plus qu'une revanche, c'est en fait, l'histoire d'une résilience. Comment DD et ses joueurs ont réussi à bâtir leur titre de Champion du monde sur les cendres de la finale perdue de l'Euro 2016. 



- Mbappé la diplomatie du ballon rond  de   Jean-Philippe Leclaire, Mikael Bozo et Manon Descoubès  (2026 - HDTV - 88 mn.) 


Plus qu'une icône sportive, Kylian Mbappé est devenu, depuis le sacre de 2018 en Russie, un véritable symbole national et un objet politique chaleureusement courtisé. Ambassadeur de la nation, le natif de Bondy se sert de ses performances sportives et de son aura pour prendre position politiquement et envoyer des messages à une jeunesse en manque de repères. Jean-Philippe Leclaire, Mikael Bozo et Manon Descoubès tentent de cerner le phénomène Mbappé en prenant soin d'insister sur l'envergure planétaire et la dimension  extra-sportive du joueur. Mbappé est un phénomène monstrueusement talentueux derrière lequel toute une nation se range pour espérer conquérir une troisième étoile à New York, le 19 juillet 2026...





- Radio :



So Foot : podcasts (21 X 24mn - FLAC)


Un regard ludique sur la coupe du monde proposée par la fine équipe de So foot et de son  envoyé spécial, Alexandre Doskov, parachuté seul dans la vaste Russie pour suivre les pérégrinations de l'équipe de France. 


1.Spécial Mondial  en  direct avec les Bleus, et que fout Robbie Williams en Russie.

2.Les Bleus à Kazan,  Mo Salah et le bide saoudien.

3.Les Bleus vus d'Australie, le bijou Espagne-Portugal, et le danois daltonien.

4.Les Bleus au ralenti, l'Allemagne démarre, et un gardien au festival de Cannes.

5.Neymar boit la tasse, l'Allemagne KO et Thauvin à terre.

6.L'Angleterre encore à la peine,  la diète de Fekir et des bagues japonaises.

7.Le blocus français, le blocus saoudien et l'Oedipe marocain.

8.France-Pérou terrain glissant, la fougue iranienne et le métro de moscou.

9.La France fait le boulot, le naufrage argentin et les votes WTT suisses.

10.La France gagne 11-0, le miracle suisse et notre interview de Thomas Meunier.

11.Le feu d'artifice belge, les Bleus s'ennuient et les scandales anglais.

12.La Russie accusée de dopage, l'Angleterre déroule et la révolution chez les Bleus.

13.L'Argentine joue sa survie, le Danois et la secte et les Bleus jouent la pole.

14.Des Français soporifiques, des Argentins miraculés et des Allemands mi-content, mi-colère.

15.L'Allemagne rentre à la maison, le Brésil facile et la France a marqué des buts.

16 France Argentine vu depuis la France, l'Argentine et la Russie.

17.Le roi Mbappé, ciao Messi et le sous-marin d'Iniesta.

18.Russie et Croatie qualifiés, un long dimanche de huitième de finale.

19.Le miracle belge le calme brésilien et l'infirmerie française au complet.

20.Deschamps appelle la police, que savoir de l'Uruguay.

21.Griezmann-Hazard, le réveil des héros et bye-bye Neymar.

22.Thierry Henry le traître, l'arrogance française vue de Belgique.

23.Mbappé épouse-nous, Varane président et les Anglais sont devenus fous.

24.Français ou Belges, le match des râleurs, les adieux des Bleus et la battle Angleterre-Belgique. 

25.Mbappé va rouler sur les Croates, des enfants racontent le Mondial et la revanche Belge.

26.Mbappé merci Lloris oups Deschamps président.


Sur Europe 1 : podcasts


- Bons-baisers-du-Mondial-Lionel-Rosso-14-07-18  (2h34mn - MP3.)

- Bons-baisers-du-Mondial-Lionel-Rosso-16-07-18 (3h19mn - MP3.)

- Europe-midi-Edition-spéciale-13-07-18 (1h40mn - MP3.)

- Europe-midi-le-journal-15-07-18 (28mn - MP3.)

-Europe-Soir-Edition-spéciale-Les-Bleus-sont-de-retour-François-Clauss-16-07-18 (3 h 36mn - MP3.)

- Nikos Aliagas raconte ce moment suspendu où la France était le centre du monde  (2mn - MP3.)

- Foot. Assistance vidéo (16mn - FLAC.)


-Histoires de la Coupe du Monde : podcasts (20 X 11mn - FLAC.)


1.Allemagne-Hongrie 1954 le miracle de Berne.

2.Angleterre-Cameroun 1990 le monde entier derrière les Lions indomptables.

3.Angleterre-France 1966, les Bleus éliminés à Wembley.

4.Angleterre-USA 1950, la référence absolue en termes de surprise.

5.Argentine-France 1978, la défaite fondatrice de la génération Platini.

6.Argentine-Nigeria 1994, le dernier match de Maradona avec l'Albiceleste.

7.Argentine-Yougoslavie 1990, la fin des Brésiliens de l'Europe.

8.Brésil - Pays-Bas 1994  tout ce que le football peut montrer de mieux.

9.Brésil-Pologne 1938 le premier match du siècle.

10.Corée du Nord-Italie 1966, tremblement de terre sur la planète football.

11.France-Autriche 1982, Genghini délivre les Bleus.

12.France-Paraguay 1958, premier coup d'éclat des Bleus en Coupe du monde.

13.France-Sénégal 2002, la chute du tenant du titre.

14.Hongrie-Uruguay 1954, une finale avant la lettre.

15.Italie-RFA 1970, la plus folle prolongation de l'histoire.

16.Maroc-Portugal 1986 les héros marocains de Guadalajara.

17.Pologne-URSS 1982, un match hautement symbolique à l'intérêt limité.

18.Portugal-URSS 1966,un match pour la troisième place qui valait plus que cela.

19.URSS-Belgique 1986  les Diables Rouges évitent l'enfer.

20.URSS-Colombie 1962, le cauchemar de Lev Yachine.


Sur RTS : (podcasts)


- Une Histoire du football russe en 4 épisodes (4 X 9mn - MP3)

- Finale France-Croatie Radio Télévision Suisse (3h56mn - MP3)


Pascal Praud : 


-La France est- elle un pays de football ? (51mn - FLAC.)

-France- Australie, la colère de Pascal Praud. (1h03mn - FLAC.)

-Enfin de l'émotion. (1h16mn - FLAC.)

-France Belgique pronostic.(49mn - FLAC.)

-France Belgique après match. (47mn - FLAC.)

-16 juillet 2018. (2h17mn - FLAC.)




 Sur RMC : 




-Afterfoot France-Australie. (1h15mn - FLAC.)

-Afterfoot France-Pérou. (1h33mn - FLAC.)

-Afterfoot France-Argentine. (1h13mn - FLAC.)

-Afterfoot France-Uruguay. (1h07mn - FLAC.)

-Afterfoot France-Belgique. (47mn - FLAC.)

-Jour J Avant la Finale. (3h 29mn - FLAC.)

-After Foot Finale 1.  (2h32mn - FLAC.)

-Afterfoot Finale 2.  (55mn - FLAC.)



-France-Australie. (2h02mn - FLAC.)

-France-Pérou. (1h55mn - FLAC.)

-France-Argentine. (1h55mn - FLAC.)

-France-Uruguay. (1h58mn - FLAC.)

-France-Belgique. (2h08mn - FLAC.) 

-France-Croatie. (2h14mn - FLAC.)





Sur France Inter  : 


- Olivier Petit : "Raconter, en BD, les petites histoires oubliées du foot". (7 mn - FLAC.)

- Finale de la Coupe du Monde de football. (1h54mn - FLAC.)

- 1996-2016  deux décennies de l’histoire de l’équipe de France de Football. (41 mn - FLAC.)

- J-4 avant la Coupe du Monde de football. (24mn - FLAC)

- J’aime le foot et alors?. (37mn - FLAC.)

- La grande histoire de la Coupe du Monde de Football. (38mn - FLAC.)

- Coupe du Monde de football : le Prix Renaudot part en Russie. (41mn - FLAC.)

- Les Bleus, la victoire, la France... et maintenant? (45mn - FLAC.)

- Olivier Guez et Vincent Duluc. (22mn - FLAC.)

- Stéphane Beaud et Nicolas Kssis-Martov. (21mn - FLAC.)

- Spéciale Coupe du Monde en Russie "Du terrain de football à la Comédie Française". (38mn - FLAC.)





Sur France Culture : 


- Comment la France se rêve-t-elle à travers le football (43mn - FLAC.)

- Coupe du monde de football  et s’il fallait mal jouer pour l’emporter ? (7mn - FLAC.)

- Football, amour et désamour. (52 mn - FLAC.)

- Le foot, une passion médiatique ? (19 mn - FLAC.)

- Liberté Égalité Mbappé la France sur le divan. (20 mn - FLAC.)


Sur Radio France : 


- Allez les Bleus, une histoire française. (8 X 30 mn - FLAC.)


.Épisode 1 : le groupe vit bien.

.Épisode 2 : banc, bourdes et bistouri.

.Épisode 3 : défaites et vieilles gloires.

.Épisode 4 : rêver un impossible rêve.

.Épisode 5 : une certaine idée de la France.

.Épisode 6 : Blacks, blancs, beurs.

.Épisode 7 : le Bleu est un footballeur comme les autres.

.Épisode 8 : trous de mémoire.



Sur Cnews : 


- Pascal Pro. ( 2h20 mn - FLAC.)

- Mi-temps finale. ( 38mn - FLAC.)




Revue de Presse : 


Passionné de football, Olivier Guez a suivi cette Coupe du monde en Russie en écrivant régulièrement, dans le journal Le Monde, des chroniques dont le ton et l'originalité m'ont fortement séduit. Toutes ses chroniques ont été regroupées dans son livre Une passion absurde et dévorante - Écrits sur le football, sorti aux éditions de L'Observatoire en 2021.


Chroniques d’Olivier Guez parues dans Le Monde :


- Une passion absurde et dévorante. (14/06/2018.)

- Pourquoi l'Uruguay va remporter la Coupe du Monde.(16/06/2018.)

- A bord du Transsibérien. (21/06/2018.)

- Pendant ce temps-là, l'Italie boude, seule dans son coin.(23/06/2018.)

- Lionel Messi et l'ombre éternelle de Diego Maradona.(27/06/2018.)

- Relâche au musée. (3/07/2018.)

- Diego Godin, El Coronel. (5/07/2018.)

- Le sportif, ce héros soviétique. (05/07/2018)

- La comète de Kylian. (9/07/2018.)

- Falcon express. (11/07/2018.)

- J'étais au stade avec Emmanuel Macron, Guy Roux et Mick Jagger. (11/07/2018.)

- Épargnez-nous la rengaine du black-blanc-beur. (12/07/2018.)

- Magie noire, irrationnel et baraka. (16/07/2018.)

- #YouToo, chronique parue dans Le Figaro  Madame. (2/06/2018.)





Du 14 Juin  au 17 Juillet, revue de presse concernant l’équipe de France : 

- France-Argentine 1978 : un si coupable silence. (Étienne Labrunie.) 

- Pavard et Hernandez, deux valeurs montantes chez les Bleus. (Rémi Dupré.)


L'Équipe : 


- France-Australie - 17 Juin 2018. ( PDF - 8 p.)

- France-Pérou - 22 Juin 2018.  ( PDF - 12 p.)

- France-Danemark - 27 Juin 2018.  ( PDF- 8 p.)

- France-Argentine - 1er Juillet 2018.  ( PDF - 17 p.)


- France-Uruguay - 7 Juillet 2018.   ( PDF - 10 p.)

- France- Belgique 11 Juillet 2018.   ( PDF - 19 p.)

- France-Croatie - 16 Juillet 2018 . ( PDF - 44 p.)

- 17 Juillet 2018. ( PDF - 21 p.)

- 18 Juillet 2018. ( PDF - 11 p.)

- 19 Juillet 2018. ( PDF - 6 p.)

- L'Equipe Magazine 21 Juillet 2018. ( PDF - 38 p.)



Petite revue de presse au lendemain de la victoire : 


- Figaro, 2018-07-16.  ( PDF - 40 p.)

- L'Express, 18.07.2018.  ( PDF - 18 p.)

- L'Obs,  19.07.2018. ( PDF - 28 p.)

- La Provence, 17 Juillet 2018. ( PDF - 11 p.)

- Le Figaro, 17 Juillet 2018. ( PDF - 8 p.)

- Aujourd’hui en France  16 Juillet 2018.  ( PDF - 52 p.)

- La Croix,16 Juillet 2018. ( PDF - 24 p.)

- L’Humanité,  16 Juillet 2018. ( PDF - 20 p.)

- Le Parisien, 16 Juillet 2018. ( PDF - 29 p.)

- Le Parisien, 17 Juillet 2018. ( PDF - 13 p.)

- Le Parisien, 18 Juillet 2018. ( PDF -7 p.) 

- Libération, 12 Juillet 2018. ( PDF - 5p.)

- Libération, 16 Juillet  2018. ( PDF - 40 p.)

-Libération, 17 Juillet 2018. ( PDF - 9 p.)

-Nice Matin, 17 Juillet 2018. ( PDF - 15 p.)

-Midi Olympique, 16 Juillet 2018. ( PDF - 26 p.)

-La Provence, 16 Juillet 2018. ( PDF - 46 p.)

-Paris Match, 18.07.2018. ( PDF - 74 p.)

-Les champions du monde vus par Adil Rami. ( PDF - 10 p.)




- Didier Deschamps : La victoire et rien d'autre de Bertrand Pascuito. Éditions du Rocher, 2022. (Extraits - PDF - 8 p.)







Voilà un livre que je n'ai pas du tout aimé. Avec son titre tellement réducteur et déjà biaisé, j'aurais dû me douter de sa teneur… Pour preuve, le traitement accordé au plus haut fait de DD (le titre de champion du monde acquis en 2018) est expédié en une quinzaine de pages seulement… Pas question pour le journaliste de glorifier le sélectionneur champion du monde, puisque son propos est de nous asséner, chapitre après chapitre, que Didier Deschamps n'a rien à proposer sur le plan sportif et technique depuis qu'il a été promu sélectionneur de l'équipe de France. Aucune inspiration dans le jeu, rien que la victoire comme but ultime.  

C'est déjà un drôle d'objet au format hybride. Pas vraiment une biographie, mais plutôt un mélange hétéroclite d'interviews (dont certaines sont des règlements de comptes en bonne et due forme) et de réflexions personnelles, le plus souvent à charge contre DD. Visiblement, l'auteur ne le porte pas dans son cœur, non seulement en tant que sélectionneur (ce sont toutes les polémiques sur le jeu moche de l'équipe de France qui refont ici surface), mais en tant qu'homme (jugé hypocrite, égoïste, et j'en passe). Cette animosité obsessionnelle est tellement présente et pesante qu'elle plombe le livre et en rend la lecture vraiment désagréable. Toutes ces piques lancées contre DD laissent à penser que le succès de 2018, loin de griser et de rassembler, suscite encore et toujours des montagnes de jalousie. 
Si l'on a pour habitude de juger un entraîneur à l'aune de ses résultats, rappelons à Bernard Pascuito que DD détient, jusqu'à aujourd'hui, le plus beau des palmarès des sélectionneurs français. C'est un peu l'argument massue envoyé à l'encontre de tous ses détracteurs qui, par jalousie, mauvaise foi ou rancœur, n'ont jamais cessé de le critiquer, quoi qu'il fasse. Je n'ose imaginer la tâche incommensurable qui attendra Zizou, son successeur …
Malgré les talents de cette équipe de France, malgré la personnalité légendaire de Zizou, prétendre égaler un tel palmarès tiendrait du miracle.


- Mbappé - Le phénomène d'Arnaud Hermant. Éditions l'Archipel, 2019. (Extraits - PDF - 6 p.)





Kylian Mbappé, le nouveau Pelé ?  Dans l'un des chapitres, l'auteur évoque l'étonnant rapprochement survenu pendant la Coupe du monde en Russie, via les réseaux sociaux, entre Sa Majesté le roi Pelé et le prodige français de 19 ans, qui lui a rappelé ses débuts tonitruants en Coupe du monde en 1958. Le plus jeune buteur d'une finale de Coupe du monde (après Pelé) a tapé dans l'œil du maître… Il y a de l'affection dans cette relation nouée à travers les réseaux sociaux, comme si le roi Pelé avait voulu faire de Mbappé son fils adoptif. Aux yeux du Brésilien, le natif de Bondy est sans conteste son plus digne héritier.



- Kylian Mbappé, rendez-vous avec l'éternité de Martin Leprince. Éditions Mareuil, 2019. (Extraits - PDF - 9p.)








- Au cœur des Bleus de Vincent Duluc. Éditions Stock, 2016. (Extraits - PDF - 7 p.) 




- Héros oubliés de la Coupe du Monde, écrit par la rédaction de So Foot. (Extraits - PDF - 26 p.) 




Joao Saldanha 1970 

Le Mirage de Berne. (La victoire Allemande en 1954.) 

Matthias Sindelar 1938. 

USA 1950. (Joe Gaetjens.) 

 


Kermite.


Liens : 



Match :  https://1fichier.com/?8f64znwtdoenin47zksl






Bonus : https://1fichier.com/?uvjhodefjjh9p2wpvs1b


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