Affichage des articles triés par pertinence pour la requête ford. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête ford. Trier par date Afficher tous les articles

jeudi 1 mai 2025

John Ford et Alfred Hitchcock : le loup et l'agneau - André S. Labarthe et Hubert Knapp, 2000- VHSrip VOSTFR






La première partie consacrée à John Ford est d'une inconsistance jubilatoire. Sur son lit, cigare à la bouche, habillé négligemment, presque débraillé, John Ford évoque sa carrière et sa vie, sur le ton de l'humour et de l'anecdote. L'interview est réalisée dans un total amateurisme : caméra flottante, cadrage imprécis et, faute impardonnable, manque de pellicule !! Avec Alfred Hitchcock, on passe enfin aux choses sérieuses. Celui qui reste pour moi le maître incontesté du suspense, nous donne une magistrale leçon de cinéma, et quelle leçon !! Quelques bribes de scènes de Fenêtre sur cour, Psychose et La Mort aux trousses sont habilement décortiquées. Tout le génie d'Hitchcock ici condensé en explications lumineuses sur l'art du découpage et de la mise en scène. Sublime.


Bonus :

 - Le 18 janvier 1971, Jacques Chancel interviewe un Alfred  Hitchcock toujours aussi drôle, alerte et sémillant.  (France Inter - 48mn - Flac)

- Hitchcock/Truffaut : Le secret d'un livre, par Serge Toubiana,  extrait des Cahiers du Cinéma (2 pages - PDF)

- Télérama du 4 août 1999 (Extraits - 19 pages - PDF)

- John Ford avec David Perrault et Jean-François Rauger (France Inter - 30mn - Flac).


Documentaire : 

John Ford et Alfred Hitchcock : le loup et l'agneau  - André S. Labarthe et Hubert Knapp, 2000 - VHSrip, VOSTFR, 48 mn  (upscale en  1920x1080 - MKV)


Á l'origine, j'ai enregistré le documentaire sur magnétoscope, il passait à l'époque sur la chaîne la Sept Arte. Transfert et réencodage grâce à un logiciel vidéo de sauvegarde VHS.


Liens : 


https://1fichier.com/?jjw7k6lmr3qf8uwswr18

https://1fichier.com/?olnkga7crpm9oxwty926


Archives à décompresser séparément.


Kermite.


vendredi 29 mai 2020

L'Étroit Mousquetaire - Max Linder 1922 (Muet - Cartons Anglais - St Français)












Le nom de Max Linder, première grande star du cinéma muet, évoque aujourd'hui peu de chose dans l'esprit du public. De la grande épopée du cinéma Burlesque, l'histoire retiendra surtout Charlie Chaplin, Buster Keaton, ou Harold Lloyd. Mais les films de Max Linder, qui les connaît vraiment ? Pas grand monde malheureusement. Je suis porté à croire que l'on se souvient moins de ses films que de la prestigieuse salle de cinéma qu'il a fait construire, et qui porte son nom...
La postérité ne lui a pas tressé les lauriers qu'il méritait tant. Comme si la comédie Burlesque avait seulement commencé avec Charlie Chaplin !

Pourtant, en leur temps, les films de Max Linder connurent auprès du public un engouement populaire spectaculaire, et par-delà les frontières, un succès phénoménal. Sa tournée européenne en 1914, dans laquelle il fut la victime d'une tentative d'enlèvement, prouve à quel point il suscitait l'enthousiasme des foules, et surfait naturellement sur la vague du star-system. N'oublions pas qu'en ce début de siècle, l'industrie du cinéma muet se forge sur l'aura d'une poignée d'acteurs fétiches, capables d'attirer vers eux un public toujours plus nombreux. Ce sont eux, qui font tourner la belle mécanique du cinéma et participent à son expansion. Ainsi, le succès de cette industrie naissante s'est-elle appuyée sur sa capacité à produire des stars capables de drainer un public toujours plus nombreux, faisant ainsi grimper les recettes des films. Max Linder fut la première grande vedette du cinéma muet.

Issu du théâtre, il a très vite compris vers quels nouveaux horizons le cinéma pouvait l'amener. Comme l’écrit justement Jean Mitry , il a été "non seulement le premier acteur comique digne de ce nom, mais le véritable créateur du comique de cinéma." (1)
Conscient de sa célébrité et du succès commercial de ses films, il n'hésite pas à négocier constamment ses cachets. Il réussit ainsi à dégoter chez Pathé, au plus fort de sa popularité, un contrat d'un million de francs par an ! C'est simple, il était le comédien le mieux payé au monde ! Plus tard, pendant ses deux séjours aux États-Unis, ses appointements avoisinent les 5 000 dollars par semaine... Une vraie fortune.

Il y aura toujours un mystère autour de la mort de Max Linder, mort si jeune au faîte de sa gloire, emportant avec lui sa jeune femme de 18 ans sa cadette, avec qui il s'était marié dans l'anonymat deux ans auparavant, le 23 août 1923, en l'église Saint-Honoré d'Eylau. Leur liaison avait défrayé la chronique et exhalé un parfum de scandale. À 40 ans, Max Linder avait trouvé le grand amour, à Chamonix, où il venait régulièrement se ressourcer. L'heureuse élue était une adolescente d'une exquise beauté. Elle s'appelait Ninette Peters, avait 16 ans, et leur relation s'annonçait, dès le départ, sous les feux de la passion amoureuse.
Ses frasques sentimentales  n'avaient pas manqué de faire les choux gras des journaux. D'autant plus qu'il avait demandé la main de la jeune fille à la mère, qui lui avait opposé un refus catégorique. Pour s'être follement entiché d'une mineure de 16 ans, Max Linder risquait tout de même la prison….
Dans l'espoir de la faire changer d'avis, il avait enlevé la jeune fille pour se réfugier à Monte Carlo. Une fuite romanesque sous forme de roman-feuilleton, assidûment suivie par les journaux de l'époque ! Le couple fugitif sera assez vite retrouvé, et cette rocambolesque histoire finira dans les effusions, les pleurs, et finalement….. par le mariage tant désiré !

Mais le bonheur est fugace. Max Linder est d'une jalousie effroyable, maladive, compulsive. Il se comporte comme un despote envers sa femme, n'hésitant pas à la priver de sa liberté en la cloîtrant, allant jusqu'à la menacer d'un revolver. La pauvre femme dut subir le caractère irascible et jaloux de son mari qui allait conduire à sa perte. Car le 31 octobre 1925, à l'Hôtel Baltimore où ils logeaient, on trouva Max Linder et sa femme, étendus sur leur lit, du sang plein les draps. Un rasoir et deux flacons de morphine posés sur la table de chevet. Les veines du poignet gauche sectionnées. Agonisants, ils furent transportés d'urgence dans une clinique avoisinante, mais n'ont pu être sauvés. Elle donna son dernier souffle à 17 heures, lui survécut encore quelques heures.
Mais la question qui taraude tous les esprits est la suivante : Max Linder a-t-il tué sa femme avant de se suicider ?
Ce que les journaux nomment pudiquement par "suicide par persuasion" cache-t-il en réalité un meurtre habillé en suicide ? Il est permis d'y croire, tellement les circonstances du drame sont floues et laissent entrevoir le pire. Personnellement, je serais plutôt enclin à penser que, pris dans le tourbillon de ses angoisses et dévoré par une jalousie destructrice, Max Linder a fini par assassiner sa femme. Qui avait tout de même pris ses dispositions testamentaires (à 19 ans !) quant à la garde de sa fille, au cas où son mari viendrait à la tuer...
Elle avait déjà manifesté le désir de divorcer de son mari, devenu invivable. Mais Max Linder avait fait des pieds et des mains pour qu'elle reste, au nom de leur enfant. Elle avait cédé. On connaît la suite.


Jean Mitry  donne à cette tragédie une explication que je trouve au fond très juste. (1) Il émet l'hypothèse que Max Linder est devenu au début des années 20, comme beaucoup après lui, une star déchue, éclipsée par l'éclosion de nouveaux talents. Autrement dit, vulgairement parlant, il aura fait son temps. Max Linder ne l'aurait, tout compte fait, ni accepté, ni supporté.
Confronté aux nouvelles étoiles montantes du cinéma muet, il n'a sans doute pas supporté de voir sa popularité décliner, s'effacer peu à peu, et n'a pas accepté que d'autres stars lui ravissent sa place de «Roi du rire». On peut imaginer que cette situation l'a intérieurement miné, et qu'il s'est morfondu dans une longue dépression, sournoise, insidieuse et finalement fatale. C'est ainsi que Jean Mitry s'explique le suicide de Max Linder, tant est qu'on puisse donner une explication rationnelle à un acte qui défie la raison.
À cela, je rajouterai une chose :  la peur, l'angoisse, tapie dans l'inconscient collectif des plus grands comiques de ce monde, la peur de ne plus pouvoir faire rire, face à laquelle le cinéaste semble avoir été désemparé.
En 1922, sous le soleil californien, Max Linder reçoit chez lui, Robert Florey, correspondant à la revue Cinémagazine. Le ton de l'interview m'a singulièrement frappé. Car, sous son air jovial, Max Linder laisse libre cours à une mélancolie et un désenchantement inhabituels. Derrière sa bonhomie naturelle, l'amorce d'un profond désarroi pointe le bout de son nez. Il semble même en proie à une véritable crise existentielle, et ne s'en cache pas. «Je sens que je ne suis plus comique.» lâche-t-il à Robert Florey, dans un aveu terrible. Voilà, peut-être, la pire des angoisses, dévastatrice pour un comique, celle que Charlie Chaplin avait mise en scène dans Les feux de la rampe, une angoisse que Max Linder n'aurait finalement peut-être pas réussi à exorciser.  


The Three Must-Get-Theres, sorti en 1922, est le dernier film réalisé par Max Linder pendant son ultime séjour aux États-Unis. Il a bien failli ne jamais voir le jour, puisque au début du tournage, Max Linder se brûla les yeux avec une lampe à arc et faillit y perdre la vue.
C'est en assistant à une projection privée du film de Fred Niblo, Les Trois Mousquetaires, qu'il lui vint l'idée de faire, moins une adaptation à proprement parler du roman d'Alexandre Dumas, qu'une caricature du film de Niblo et du personnage de d'Artagnan incarné par Douglas Fairbanks. Max Linder, et ce n'est pas là la moindre de ses qualités, est d'une imagination débordante, le scénario foutraque est truffé d'anachronismes. Les scènes de combat et de duels sont filmées comme des ballets. L'acteur brille par ses réelles et formidables qualités d'escrimeur, et nous offre des moments de haute voltige. Le tout porté par une superbe partition de Maud Nellissen.

S'il y a une chose qui détonne particulièrement dans ce film, c'est le rythme ! Dieux du ciel, quel rythme !
Si le rythme est une science, aucun doute, Max Linder en possède manifestement toutes les clefs. Le film est bâti sur un montage rapide, sans temps mort, et la dernière demi-heure file à une vitesse prodigieuse ! La copie, restaurée, est issue du Musée du Film Néerlandais, les intertitres ont été recréés dans le style de l'époque, avec de croustillants jeux de mots. Un art à part entière, subtil, qui renvoie aux premiers temps du film muet, où les rédacteurs d'intertitres, payés plus de deux dollars le mot, se creusaient la tête pour être drôle...C'est dire la valeur et le poids des mots. 


Étrange destin que celui de Maud Linder, orpheline à 16 mois, après le suicide de ses parents. Elle fut pendant une décennie l'objet d'une lutte acharnée pour l'obtention de sa garde, entre sa grand-mère maternelle, Mathilde Peters, et son oncle, Maurice Leuvielle, frère du cinéaste à qui Max Linder avait confié par lettre testamentaire la tutelle de sa fille.

Je me demande parfois quel mélange de sentiments contrastés a dû éprouver cette jeune fille après la tragédie. Elle avait toutes les raisons d'en vouloir à un père tenu responsable, et instigateur, du drame familial. Car le suicide de ses parents, la laissant incompréhensiblement orpheline à 16 mois, avait de quoi bouleverser, dérouter, une jeune fille en quête de son identité. Et chose peu banale, elle découvre que celle qu'elle prenait pour sa mère n'est, en fait, que sa grand-mère maternelle, et ne voit son père, pour la première fois à l'écran, qu'à l'âge de 20 ans. C'était à Versailles, dans un petit cinéma, le Trianon, qui jouait Sept ans de Malheur. Pour l'anecdote, Maud Linder raconte qu'à l'entrée du cinéma, elle s'est fait refouler parce que les entrées étaient uniquement réservées aux abonnés ! Mais quand elle s'est présentée comme étant la fille de Max Linder, on lui a déroulé le tapis rouge...


Bien sûr, elle a dû se reconstruire, et accepter cette autre vérité, tout aussi difficile à entendre : quoi qu'il ait fait, Max Linder était malgré tout son père. Ce père, elle ne l'a jamais jugé, et comme elle le dit elle-même, elle a fini par l'adopter.
Voilà qui explique pourquoi elle s'est toute sa vie employée à honorer sa mémoire, et ressusciter ses films, dont certains, à défaut être définitivement perdus, étaient néanmoins tombés dans l'oubli. Le suicide avait scellé leur sort. Même sa famille en fit peu de cas, puisqu'ils furent enterrés dans le jardin familial par un frère aigri et jaloux. C'est dire le peu d'estime fait à son immense patrimoine cinématographique. C'est Maud Linder qui les déterra bien des années plus tard. Malheureusement, il ne reste plus grand-chose à en tirer, les précieuses bobines se trouvant dans un état de décomposition avancée, car même pas rangées dans des boîtes !  Ce qui ne l'empêche pas de poursuivre son travail. Le travail de toute une vie. Elle s'est résolue à défendre et réhabiliter l'œuvre de son père, qui méritait bien mieux que l'oubli où il était tombé. Allant jusqu'à s'endetter pour récupérer un maximum de films auprès des collectionneurs du monde entier. Aujourd'hui, malgré les films perdus, il est heureusement possible de renouer avec ces glorieuses années du cinéma français et de (re)découvrir les charmes et l'élégance d'un comique qui savait faire rire sans être vulgaire.

(1) Anthologie du cinéma : Max Linder 1966.


Bonus :


J'ai parcouru les journaux d'époque, Le grand écho du Nord,  l'Excelsior, le Journal, Paris-Midi, Paris-Soir, L'Intransigeant, et bien d'autres encore... Je n'ai eu aucune peine à récolter quelques articles de presse sur Max Linder, dont la personnalité et la célébrité revenaient souvent sur le devant de la scène. Des articles parfois truculents écrits dans un style si lyrique et emphatique !
Ma préférence va pour cet inénarrable article écrit par le journaliste Émile Massard  dans La Liberté  :  Max conduisant une auto pendant la Grande Guerre, sous le sifflement de la canonnade Teutonne ! Un épisode qui aurait mérité un film !





  
La Liberté du 07 Avril 1923
Un enlèvement qui se termine 
par un mariage....
                   
                                                                       









La Liberté du 30 Avril 1923
Tout est bien qui finit bien....





Max au volant sous le feu de l'artillerie Allemande...
La Liberté (7 avril 10923)











Comoedia, le 01.11.1925.
Les circonstances du drame.




  

Comoedia 01.11.1925
Le portrait d'une Légende
du cinéma.




 Quand Max Linder et Charlie Chaplin s'imitent
mutuellement, c'est inévitablement drôle...







Livres, revues  et Journaux :




Livres :



- Les Dieux du Cinéma Muet. Max Linder par Maud Linder. (PDF - 81p)  Sorti en 1992, cet ouvrage magnifique, richement illustré, a été écrit par la fille du cinéaste. Le livre se feuillette comme un album de famille, et la vie de Max Linder défile aux rythmes des photos et du très beau texte écrit par Maud Linder. Vraiment un bel objet de collection.









- Max Linder par Charles Ford.  (PDF - 31p) Récupérées sur la toile, les 30 premières pages de l'ouvrage.

- Extrait de La Parade est passée, de Kevin Brownlow, qui évoque ici comment les intertitres étaient créés aux débuts de l'ère du Muet.  (PDF - 5p)


- Anthologie du cinéma : Max Linder par Jean Mitry. (PDF - 23p)
Écrite en 1966 par l'un des plus célèbres critiques et historiens du cinéma français, cette biographie restitue le parcours du cinéaste, sa vie, et nous présente la situation des comiques d'avant-guerre.  
C'est aussi l'occasion pour Jean Mitry de témoigner de sa rencontre avec Max Linder, en 1925, peu de temps avant sa mort. En fait, le cinéaste avait besoin de gagman pour son prochain film, Le Chevalier Barkas, et Jean Mitry, alors jeune étudiant, s'était empressé de le rencontrer pour lui soumettre quelques idées. L'occasion pour Jean Mitry d'être témoin, bien malgré lui, de la jalousie maladive de Max Linder envers sa femme.






Revues : 
- Vie et mort de Max Linder. (L'Impossible, juin 2012 - PDF - 6p)


- Max Linder à Varsovie par Irek Dembowski. ( PDF - 4p)
Comment, lors de sa tournée triomphale européenne en 1914, il fut victime d'une tentative d'enlèvement à Varsovie, où il devait faire escale pour présenter l'un de ses films. Un épisode  rocambolesque, digne d'un roman d'aventures !

- Gabriel-Maximilien Leuvielle et Charles Petit-Demange. (1895, revue d'histoire du cinéma,n°1,1986)  La présentation de deux comiques de l'époque, Max Linder et Prince Rigadin, deux figures comiques qui, il faut bien l'avouer, n'ont pas connu les mêmes destins… (PDF - 4p)

- Cinémagazine. 1922. N°673. (PDF - 2p) Présentation chaleureuse du film, l'Étroit Mousquetaire  par l'envoyé spécial du magazine, Robert Florey.



- Cinémagazine. 1922. N°700. (PDF - 4p)  Victoire Guillaume-Danvers rapporte les débuts de Max Linder au Théâtre de l'Ambigu, alors qu'il n'avait que 17 ans….


- Cinémagazine. 1922. N°10. (PDF - 3p)  En dîner en tête-à-tête avec Max Linder, Robert Florey nous fait voir un Max Linder en proie aux doutes face aux exigences d'un public en quête de films toujours plus sophistiqués.


- Cinémagazine. 1921. N°641. (PDF - 4p)

- Ciné pour tous.1919. N°16. (PDF - 3p)

- Cinémonde.1947. N°694. (Jpg)




Journaux  :



- Candide. 21.01.1935 (3jpg)

- Cinéfrance. 29.10.1938 (jpg)

- Comoedia.  01.11.1925 /02.11.1925 et  03/08/1923 (3jpg)

- Excelsior.  01.11.1925 (jpg)

- La Charente.01.10.1913 (jpg)

- La Liberté. 07.04.1923/28.04.1923 et 30.04.1923 (4jpg)

- La petite presse. 26.10.1913 (jpg)

- Le Grand Écho. 03.11.1925 (2jpg)

- Le Journal. 27.04.1923 (jpg)

- Le Petit Journal. 23.11.1927 (2jpg)

- L'Écho. 06.01.1935 et 26.11.1927 (3jpg)

- L'Homme libre.  02.11.1925 (jpg)

- Paris-Midi. 03.01.1935 (2jpg)

- Paris-Soir. 27.08.1938 (jpg)

- Le Monde. 18.10.2012 (PDF-2p)

- L'Intransigeant 02.11.1925 (3jpg)

- Courier Français 28.09.2007 (PDF -1p)




Vidéo :

- L'homme au chapeau de soie, documentaire de Maud Linder réalisé en 1983. Une plongée dans la Belle Époque et  dans la vie de Max Linder grâce aux archives d'époque, photos et aux larges extraits de ses films. Un régal. (Remux Blu-ray - Audio : Français, Anglais, Italien - 1h38mn - MKV)


- Avec son bagout et sa verve habituelle, Maurice Chevalier nous présente Max Linder. (Video INA - 4 mn - MP4)

- Entretien avec Maud Linder pour l'émission Cinq colonnes à la une. (Remux Blu-ray - Audio : Français-  St : Anglais - MKV - 7mn) : 

- Qui fut Max Linder ? (Vidéo INA - MP4 - 4mn) Pour reprendre les mots de Marcel Achard : "Célèbre comique français qui a été non seulement le précurseur, mais l'inventeur du comique américain." C'est clair non ? 

Radio :

- Le cinéma de Max Linder par Jean-Claude Carrière. (France Culture - Flac - 8mn)

- Autour de Max Linder. (France Inter - Flac - 27 mn) Avec Pierre Étaix et Stéphane Goudet.

- Retour sur l'œuvre de Max Linder. (France Culture - Flac - 34 mn) Avec les participations de Serge Bromberg, Pierre Étaix et Stéphane Goudet.

- Présentation du coffret Blu-ray des films de Max Linder par Thierry Paul-Benizeau. (France Musique- Flac - 10 mn)


Sites Internet : 



https://www.lesoir.be/art/son-pere-etait-max-linder-maud-linder-fille-de-la-star-_t-19920610-Z05FG7.html

Portrait de L'artiste par sa fille. 






Pour les amoureux de Max Linder, je vous invite à consulter le blog de Christophe Pavillon, grand admirateur de Max Linder devant l' Éternel, et qui témoigne de sa rencontre avec Maud Linder. 
Pour le compte de Web TV Etoiles du Cœur, vous pourrez suivre un entretien avec Maud Linder qui, du haut de ses 91 printemps, et pendant près de trois heures, (!) nous parle de son père évidemment, qu'elle n'a pas connu, de spiritisme, de Dieu, de foi, de journalisme, de Chaplin, soit un large éventail de sujets, qui lèvent un peu le voile sur cette femme d'exception.

Entretien avec Maud Linder :  (18mn)


Kermite.


Liens :


Film :


https://1fichier.com/?amxne36t77owc18b6h0r
https://1fichier.com/?4dxkzf08mnws9hta7fpt
https://1fichier.com/?jb4lf6jqyb0amyk0bcrd
https://1fichier.com/?rvxp4woptnz1l9xi0ybf
https://1fichier.com/?7gqkwcqo0wn6r3rcam0m




Bonus :


https://1fichier.com/?v0kt1sckxphl86f6vknx
https://1fichier.com/?23634t7a3kitvxfyzp4y
https://1fichier.com/?kl7kcgzic9pcytplbqyp
https://1fichier.com/?9cr3qxyiecljql0s70q4
https://1fichier.com/?9lug4m0x76nhxkuqdn01
https://1fichier.com/?oy2eas21wo3zv3g8cs8e
https://1fichier.com/?7cezb46pzklue7heitpe
https://1fichier.com/?vywizizo1y03ur9hbibe
https://1fichier.com/?puzpmzs1ujbrz4attsq2
https://1fichier.com/?x24afe3lrf5dnk21ekcq







vendredi 20 février 2026

Jesse Owens/Luz Long : le temps d'une étreinte Véronique Lhorme, 2015 - HDTV




Une étreinte : voilà qui est joliment et parfaitement résumé pour décrire ce qui s'est noué ce 4 août 1936 dans le flambant et gigantesque stade olympique de Berlin, l'Olympia-Stadion. Cette complicité, inédite, entre un Blanc aryen et un Noir au cœur de l'antre nazi, reste un moment de grâce suspendu, où les valeurs de l'Olympisme se sont fièrement affichées à travers une lutte fraternelle, en laissant loin derrière elles les aspirations nationalistes et les dérives idéologiques. Car, oui, les Jeux de Berlin furent honteusement sacrifiés sur l'autel de la propagande. Des « Jeux défigurés », écrivait justement le journaliste Jacques Goddet, dans l'éditorial de l'Auto du 17 août 1936.¹ Des Jeux dénaturés par la propagande nazie qui les a transformés « en une foire destinée à montrer au monde entier la force de réalisation d'un régime et la soumission d'un peuple à un maître. »² En jetant sur cette quinzaine olympique un regard désabusé, Jacques Goddet constatait amèrement : « On s'est servi du sport. On ne l'a pas servi. »³ 

Certains intellectuels avaient pourtant alerté l'opinion publique que les athlètes seraient les jouets d'une propagande résolument guerrière. Dans un discours prononcé le 6 juin 1936, l'écrivain allemand Heinrich Mann, alors en exil à Paris, exhortait les peuples libres à ne pas participer aux Olympiades berlinoises en prophétisant que « les sportifs internationaux qui iront à Berlin ne seront là-bas que des gladiateurs, les prisonniers et les bouffons d'un dictateur qui se prend déjà pour le maître du monde ».⁴ Mais d'autres personnalités ayant eu la chance d'être les hôtes du régime nazi n'ont pas eu, semble t-il, la même clairvoyance. Beaucoup ont été sous le charme de cette Olympiade, impressionné et subjugué par la réussite esthétique, sportive et diplomatique de ces Jeux. Dans un essai ⁵ écrit en 1937 dénonçant pourtant « le fatalisme des aspirations germaniques » et les ambitions guerrières d'une Allemagne tout entière tournée vers la préparation de la guerre, Paul Valayer n'en a pas moins été conquis par l'éclat et la prestance que le régime a su donner à ces Jeux, tout en étant ébloui par la grandeur dont l'Allemagne s'est soudain parée. L'académicien Louis Gillet, lui aussi invité à ces Jeux, et installé à la tribune officielle, ne cacha pas son admiration devant le faste des cérémonies et des réceptions officielles, que le régime avait pris soin d'organiser en y conviant la fine fleur de l'aristocratie européenne. Dans l'intention et l'espoir d'offrir aux yeux du monde le spectacle d'une nation recouvrant son orgueil et sa fierté, sa propre estime et celle du monde. À l'un des plus fins observateurs de son époque, l'ambassadeur français André François-Poncet, il n'avait pas échappé que  l'Allemagne, par son habileté à séduire, regagnait son crédit et son prestige. Dans ses Souvenirs d'une ambassade à Berlin, 1931-1938, il écrit :  « Le corps diplomatique est régulièrement convié [aux fêtes et réceptions officielles], et le chancelier [Hitler] tient à la présence des chefs de mission, à la fois pour les éblouir, et pour que la foule ait le sentiment que ces étrangers sont éblouis par l'Allemagne hitlérienne. » ⁶

Si tant d'intellectuels se sont laissé séduire par l'organisation et le spectacle des Jeux, c'est que le régime nazi a manifestement su « donner un éclat civilisé au fascisme », comme l'a écrit le sociologue Jean-Marie Brohm dans son livre Jeux olympiques à Berlin.⁷ Pour Hitler et Goebbels, il s'agissait de montrer à la face du monde que l'Allemagne nazie devenait fréquentable en entretenant l'illusion de la paix. N'oublions pas, qu'en 1936 l'Allemagne venait d'envahir la Rhénanie. Alors que Hitler œuvrait en coulisse pour mieux préparer la guerre, tout fut organisé et réglé pour célébrer la Pax Olympica. La parfaite orchestration logistique de ces Jeux, toute en rigueur et discipline, assurait au régime une reconnaissance et une respectabilité internationales. Mais les victoires sportives allemandes avaient un arrière-goût idéologique : en elles, s'incarne la suprématie de la race aryenne, édictée en dogme par le régime national-socialiste. Le Reichsportführer Hans von Tashammer und Osten n'en faisait pas mystère en déclarant haut et fort que « chaque victoire d'un sportif allemand est une victoire du nazisme ». ⁸ 

Et il est vrai que les victoires sportives allemandes ont été le faire-valoir du nouveau Reich dans ses rêves de grandeur et de puissance. Tout fut mis en œuvre par la propagande nazie pour que les valeurs de courage, d'abnégation, de combat, soient glorifiées et portées aux nues par tout un peuple pris dans le tumulte et l'effervescence d'une unité nationale enfin retrouvée. Une façon de préparer les esprits et les corps aux futures conquêtes militaires, d'éveiller la jeunesse à des rêves de domination, de la préparer psychologiquement à la guerre. Et pourtant, dans cette Allemagne fanatisée, obsédée par la question raciale, où les Noirs, persécutés, ostracisés, mis au rebut par les lois raciales de Nuremberg, sont ravalés à leur animalité primitive, qui pût imaginer qu'entre Jesse Owens, petit-fils d'esclave noir, et Luz Long, archétype parfait de l'éminence aryenne, une impensable amitié se créât ? Rien ne laissait prévoir que ces deux champions  s'apprécient, 9 se respectent et se lient d'amitié au terme d'une épreuve de saut en hauteur riche en rebondissements et haute en couleur. Ce fut un immense pied de nez aux officiels nazis, qui ont dû ravaler leur haine et leur dégoût en voyant Jesse Owens et Luz Long se congratuler et marcher ensemble, bras dessus, bras dessous. Cette belle image nous réconcilie avec l'esprit olympique que ces Jeux de 1936 avaient largement bafoué et foulé aux pieds. Une photographie immortalise miraculeusement cette complicité entre ces deux athlètes qui prennent la pose pour la postérité. 

 

Deux athlètes liés comme des frères

 

 

On a tant glosé sur l'histoire de leur amitié qu'il est parfois bien difficile de démêler le vrai du faux. Jesse Owens avouera lui-même l'avoir enjolivée pour la rendre encore plus belle. Il faut lire son autobiographie spirituelle, coécrite au crépuscule de sa vie avec Paul Neimark, pour se rendre compte à quel point Luz Long fut un catalyseur pour Jesse Owens, et leur rencontre, une révélation quasi mystique. Ce jour-là, Luz Long n'est plus cet ange exterminateur nazi tant redouté. Quand il posa sa main sur son épaule, il lui apparut soudain comme « un messager de Dieu », 10 un ange salvateur et bienfaiteur drapé dans sa plus solennelle sacralité. Sans doute, Jesse Owens a-t-il ennobli cet événement à travers ses mémoires en lui conférant une dimension religieuse et sacrée. Mais leur rencontre, que rien ne laissait présager, a bel et bien exposé l'amour fraternel au monde entier, l'érigeant comme un symbole ultime et universel. De cette fraternité, quarante ans plus tard, Jesse Owens tente encore d'en saisir le sens : « mon amour pour Luz - et oui, je l'aimais -, n'était-il pas l'amour du meilleur qui est dans l'homme, du meilleur qui était en moi ? » 11

Ce qui suscita cette amitié, c'est l'attitude de Luz Long pendant le concours de saut en longueur. Alors que l'Allemand se qualifiait facilement dès son premier essai, Jesse Owens était au bord de l'élimination à l’amorce de son troisième et dernier saut qualificatif. Ayant mordu ses deux premiers essais, il était au pied du mur. Mentalement au fond du gouffre. Cette épreuve qualificative ne présentait pour lui aucune difficulté. Une simple formalité. Mais elle devenait soudain cauchemardesque. Imprécis dans ses marques, le détenteur du record du monde de la discipline était incapable de sauter les 7,15 m requis pour avoir le droit de disputer la finale. Inimaginable.

La suite des événements tient autant de l'improbable que du merveilleux. Le sauteur français, Robert Paul, participant également au concours de saut en longueur, témoigne, admiratif :

« Alors qu'il [Jesse Owens] se concentrait longuement pour cet essai primordial, l'Allemand Luz Long, son adversaire le plus dangereux dans la quête du titre olympique, s'approcha de lui et l'incita à ajuster ses marques. Connaissant la générosité et l'intelligence de cet étudiant en médecine pour l'avoir côtoyé dans diverses rencontres internationales, j'étais malgré tout sidéré par la noblesse de ce geste que seuls les sauteurs présents purent remarquer. Dans le contexte extrêmement fanatisé du moment, cette solidarité à contre-courant eût mérité la plus grande distinction olympique. » 12 

Plus qu'un geste chevaleresque, c'est ici le début d'une amitié qui prend corps, et celle-ci n'a rien d'une fable emmaillotée dans de bons sentiments, ni d'un mythe brodé par notre inconscient collectif. 13 Cette amitié, entretenue par une correspondance entre les deux hommes, perdurera après la mort de Luz en juillet 1943 sur le front en Sicile. Pressentant une mort imminente au combat, ce dernier lui écrira une dernière lettre émouvante dans laquelle il émet le souhait de voir Jesse Owens parler à son fils, Kai, une fois la guerre terminée afin de lui transmettre le flambeau de leur amitié. « Mon cœur me dit que ceci est peut-être la dernière lettre de ma vie. Après la guerre, va en Allemagne, retrouve mon fils et parle-lui de son père. Parle-lui de l’époque où la guerre ne nous séparait pas et dis-lui que les choses peuvent être différentes entre les hommes… Ton frère Lutz. » 14

Jesse Owens retournera bien en Allemagne après la guerre, en 1951, pour honorer la promesse de son ami et rencontrer Kay. 

Cette amitié, scellée entre Luz et Jesse, perdure aujourd'hui encore à travers la mémoire de leurs descendants. 



1. L'Auto du 17 août 1936, p. 1.
2. Ibid.,
3. Ibid.,
4. Cité par Jérôme Prieur dans Berlin Les Jeux de 36, Éditions La Bibliothèque, p. 66.
5. Paul Valayer, La Guerre qui rôde, Hachette, 1937.
6. André François-Poncet, Souvenirs d'une ambassade à Berlin 1931-1938, Éditions Perrin, 2016, p. 381.
7. Jean-Marie Brohm, Jeux Olympiques à Berlin, Éditions Complexe, 1983, p. 153.
8. Cité par Fabrice Abgrall et François Thomazeau, dans 1936, La France à l'épreuve des jeux Olympiques de Berlin, Alvik Éditions, 2006, p. 118.
9. Pour les premiers Championnats d'Europe de saut en longueur en 1934, Luz Long obtient la médaille de bronze, alors que, de son côté, Jesse Owens détient le record de la discipline depuis cette journée mémorable du 25 mai 1935, où il s'adjuge, en trois petits quarts d'heure, cinq records du monde aux Championnats universitaires américains d'Ann Arbor ! Une prouesse jamais égalée.
10. Jesse. Autobiographie spirituelle. Éditions Foi et Victoire, 1980. p. 79.
11. Ibid., p. 82.
12. Cité par Jean-Michel Blaizeau dans Les Jeux défigurés. Éditions Atlantica. 2000, p. 108.
13. Dans son livre Les Champions d'Hitler, consacré aux sportifs allemands ayant servi l'idéologie nazie, Benoît Heimermann consacre un chapitre à la rencontre entre Jesse Owens et Luz Long. L'auteur s'insurge contre l'exploitation qui en a été faite au fil des ans et présente le récit de cette rencontre comme une idéalisation de la réalité. Le récit, ancré dans la légende de la morale triomphante, a accouché d'une fable qui, en oubliant la vérité historique, n'a retenu de cette belle histoire olympienne, qu'un flot de bons sentiments. Benoît Heimermann n'y voit que l'expression remodelée, fabulée, exagérée d'une vérité, qu'il finit lui-même par mettre en doute. En donnant du crédit à un journaliste sportif qui affirme n'avoir rien vu des échanges entre Jesse Owens et Luz Long sur la piste, l'auteur s'enferre malheureusement dans une contrevérité, puisque le témoignage de Robert Paul prouve le contraire. Peu importe, au fond, que les photos immortalisant leur rencontre aient été mises en scène, et qu'elles aient servi l'idéal olympien, cher au Baron Pierre de Coubertin. Au-delà des contingences politiques de l'époque, elles symbolisent plus qu'une amitié sportive : une fraternité de cœur qui s'est perpétuée après la mort de Luz Long.
14. Cité par Maryse Éwanjé-Épée, dans La fabuleuse histoire de Jesse Owens. José-Carlin/Jacques-Marie Laffont Éditions, 2016, p. 157. 




Documentaire :

- Jesse Owens - Luz Long : le temps d'une étreinte, de Véronique Lhorme (2015 - HDTV - 52 mn - MKV). 



Bonus  :


 

Radio :


- Le destin de Jesse Owens  (FLAC - 47 mn - France Inter).

- Jesse Owens, un champion noir défie Hitler  (FLAC - 53 mn - France Inter). La vie, un brin romancée, de Jesse Owens sous forme de fiction radiophonique.

 

Livre et Journaux :


- Jesse. Autobiographie spirituelle par Jesse Owens et Paul Neimark. Éditions Foi et Victoire, 1980. (Extraits - PDF - 9 p.)

 




- La fabuleuse histoire de Jesse Owens, de Maryse Éwanjé-Épée, José-Carlin/Jacques-Marie Laffont Éditions, 2016. (PDF - Extraits - 26 p.)




S'il y a un livre à lire sur Jesse Owens, c'est bien celui-là. Magnifique ouvrage, richement documenté et illustré, retraçant la vie de ce coureur d'exception. J’ai été surpris par son érudition et le soin apporté au contexte historique. 


- Jesse Owens par Alain Foix. Éditions Gallimard, 2024. (Extraits - PDF - 12 p.) Une autobiographie sublimée par la belle plume d'Alain Foix. Un livre indispensable.







- Les Jeux défigurés Berlin 1936 par Jean-Michel Blaizeau. Éditions Atlantica, 2000. (PDF - Extraits - 20 p.)




Un livre truffé de témoignages, de photos et d'articles de presse d'époque qui nous aident à mieux comprendre l'atmosphère et le déroulement de ces Jeux. Jean-Michel Blaizeau montre comment le contexte politique les a détournés de leur finalité sportive, comment Hitler et Goebbels se sont servis de ces Olympiades pour les asservir à la gloire du IIIᵉ Reich. Une chronique détaillée de l'épopée berlinoise, avec ses coups d'éclat et ses scandales sportifs. (Extraits - PDF - 20 p.)





- Extrait du journal l’Équipe du 17/04/2024 : Pourquoi Roosevelt snoba Owens. (Extraits - PDF - 1 p.) 

On ne peut pas dire que le président américain Franklin Roosevelt se soit distingué en snobant délibérément Jesse Owens pour des raisons bassement électorales. Même pas un télégramme de félicitations envoyé au quadruple médaillé d’or olympique ! Alors, pour l’invitation à la Maison-Blanche, il ne fallait certainement pas y songer… Ce qui est inconcevable aujourd’hui ne l’était pas en 1936, dans une Amérique marquée au fer rouge par la ségrégation raciale. Jesse Owens avouera lui-même avoir reçu plus de considération et d’égards de la part d’Hitler que de son propre président. Même s’il fut accueilli comme un héros dans son pays, Jesse Owens a malheureusement vite compris que la place réservée aux Noirs dans la société américaine resterait toujours la même, et que la sienne se trouvait toujours au fond du bus. Il a fallu attendre 1976 pour que le président Gerald Ford le réhabilite et le reçoive enfin à la Maison-Blanche. Soit 40 ans après. Jesse Owens a alors 63 ans. 


- La fabuleuse histoire de l'athlétisme Robert Parienté et Alain Billouin Éditions Minerva,2003. (Extraits - PDF - 6 p.)







- 1936, La France à l'épreuve des jeux Olympiques de Berlin de Fabrice Abgrall et François Thomazeau. Alvik Éditions, 2006. (Extraits - PDF - 26 p.)





Les journalistes Fabrice Abgrall et François Thomazeau brossent une série de portraits de personnalités françaises issues du monde intellectuel et sportif, (Léon Blum, Pierre de Coubertin, André François Poncet, André Malraux, Jacques Goddet, Noël Vandernotte... ), qui ont été témoins et actrices des Jeux berlinois. L'impact et le retentissement de cette Olympiade dans la société française du Front populaire montrent combien sport et politique sont indissociables. Avant même que les Jeux ne commencent, la campagne de boycottage s'est invitée aux débats. Alors que le Comité Olympique américain sous la férule de son président Avery Brundage a finalement donné son feu vert pour l'envoi de ses athlètes à Berlin, les dirigeants français ont longtemps tergiversé. Ce sont finalement des raisons diplomatiques qui les ont poussés à ne pas suivre les partisans du boycottage, soutenus par les communistes. Pour Léon Blum, alors président du Conseil en juin 1936, l'essentiel était de préserver la paix entre ces deux pays ennemis, d'élaborer une politique d'apaisement, et dans le tumulte des relations internationales, d'insuffler des intentions pacifistes, d'affirmer une volonté de désarmement. Dans un contexte de rapprochement franco-allemand, il eût été donc plus que inconvenant de boycotter les Jeux. Une telle décision pouvait être perçue par l'Allemagne comme la marque et la manifestation d'une profonde hostilité. De quoi alimenter une escalade dangereuse vers un conflit possible, auquel Léon Blum refusait par conviction toute éventualité.

Mais la longue tergiversation des dirigeants français (la décision ne fut prise que le 19 juin 1936 !) n'a certainement pas mis la délégation française dans les meilleures conditions. Les crédits votés in extremis par le Parlement, l'impréparation logistique et le manque de moyens investis dans le sport, ont abouti au constat amer, qu'à l'issue des Jeux, la France n'a finalement pas tenu son rang. Si certains y ont vu « l'image d'une France athlétiquement fragile, physiquement mal préparée et sportivement peu compétente » , d'autres se sont interrogés, à bon droit, sur les raisons structurelles d'un tel échec. Car, si la France dispose bien de champions sportifs populaires capables de susciter l'engouement du public, la pratique du sport en elle-même souffre d'un manque d'encadrements, de structures, et plus encore, de considération. Le sport en France tarde à se démocratiser, et la place qu'il occupe dans la société tient davantage du divertissement et de l'amusement, comme l'écrivent Fabrice Abgrall et François Thomazeau. Certains journalistes sportifs comme Lucien Dubech ne sont pas loin de penser que les piètres résultats de l'équipe de France en athlétisme aux JO de Berlin ne sont que le reflet d'une nation en déliquescence, les signes précurseurs d'un pays qui glisse inexorablement sur la voie de la décadence. Sans pitié, José Germain écrira avec un soupçon de cruauté dans Miroir du Monde : « Au plus secret de son cœur émouvant, la France nourrit toujours une grande espérance : la victoire par miracle » ! Un constat d'autant plus cruel que l'Allemagne, première nation au tableau des médailles, s'est couverte de lauriers au cour de ces Olympiades. Certains journalistes sportifs ne manqueront pas d'éprouver une fascination pour le modèle sportif hitlérien. Car, en Allemagne, le sport de masse est la pierre angulaire d'une politique rigoureuse et le ciment de la cohésion sociale. Tandis que la France se lamente, l'Allemagne fait vibrer son orgueil national et célèbre ses victoires olympiques autour de son Führer, plus unie que jamais...




- Le Miroir des Sports du 4 août 1936.Article signé Géo André. (Extraits - PDF - 2 p.)

- L'Auto du 05 août 1935. Un éditorial signé Jacques Goddet. (Extraits - PDF - 2 p.)


- Extrait de la revue Match (ancêtre de Paris-Match) du 11 août 1936. (PDF - 1 p.)

Maurice Saillet interviewe Jesse Owens au lendemain de ses exploits aux JO de Berlin. Les sujets abordés ne manquent pas de piquant. Jesse Owens envisage notamment la question raciale sous un angle inhabituel auquel le journaliste ne s’attendait certainement pas. Il faut d'ailleurs lire la presse de l'époque pour se rendre compte à quel point le Noir, pour ne pas dire le nègre, est constamment réduit à sa condition d'animal. Certains lui octroyant une supériorité naturelle, de par sa morphologie. Au journaliste qui veut absolument lui faire dire que les Noirs sont, anatomiquement et génétiquement, supérieurs aux Blancs sur le plan sportif, Jesse Owens a l'intelligence de répondre que son incroyable performance aux JO de Berlin est le fruit de son talent (naturel) et de son travail de longue haleine réalisé au cour de ses entraînements. Un joli pied de nez à toutes les théories raciales en vogue à l'époque.

 

- La Beauté du geste. Philippe Delerm




Splendide ouvrage où l'écrivain Philippe Delerm choisit de commenter une série de photos révélant à ses yeux les plus beaux gestes sportifs. « Tout le sport que j'aime, en images et en mots », résume sobrement Philippe Delerm. À la lumière de son inspiration, l'écrivain conjugue l'élégance du verbe à la beauté des photos.

Le Führer au supplice (jpg)
 

- Benoît Heimermann, Les Champions d'Hitler, Éditions Stock, 2014.(Extraits - PDF - 8p.)





Jean-Marie Brohm, Jeux Olympiques à Berlin, Éditions Complexe, 1983. (Extraits - PDF - 10 p.)




Jean-Marie Brohm dénonce la part de responsabilité du CIO dans la consolidation du nazisme et dans l'éclatante flambée de prestige dont le régime nazi a bénéficier au terme de ces jeux. L'auteur défend la thèse - très discutable - que si les membres du CIO avaient pris la décision de ne pas accorder les Jeux à Berlin, le cours de l'Histoire en eût été changé et la guerre évitée. C'est un raccourci sommaire et biaisé, et l'historien n'a pas à faire de la politique-fiction. Quand bien même le monde eût pris plus rapidement conscience du danger que le régime nazi représentait pour la paix et qui allait plongé le monde dans une guerre effroyable, les objectifs de conquête formulés par Hitler dans Mein Kampf seraient restés les mêmes. Quant aux sort des Juifs en Allemagne, Jeux ou pas Jeux, je doute que le sort des Juifs en Allemagne en ait été fondamentalement changé et la politique à leur égard assouplie. Qu'on se soit réellement préoccupé de leur sort. Je tiens à rappeler toute les difficultés que les Juifs allemands ont éprouvé pour trouver une terre d'accueil en Europe ou ailleurs, freinés dans leur élan par une politique de quota restrictive et un climat d'antisémitisme généralisé.
Ces réserves mises à part, Jean-Marie Brohm met parfaitement au jour les mécanismes de propagande orchestrés par le régime nazi dans l'organisation des Olympiades.
- Jacques Benoist-Méchin, À l'épreuve du temps, Tome 1, 1905-1940, Éditions Julliard. (Extraits - PDF - 19 p.)



Quel singulier personnage ce Jacques Benoist-Méchin et surtout, quelle œuvre incroyable il a laissé !
Condamné à mort au sortir de la guerre en 1947, il ne doit son salut et la vie qu'à Vincent Auriol qui commua sa peine en travaux forcés à perpétuité. Parmi ses œuvres marquantes, citons une encyclopédique Histoire de l'armée allemande où pointe la fascination de l'auteur pour la puissance de l'Allemagne. 60 jours qui ébranlèrent le monde qui offre un récit chronologique des événements qui ont mené à la débâcle française. Et bien sûr, sa monumentale autobiographie en trois volumes.
Comme beaucoup d'intellectuels de son époque, Jacques Benoist-Méchin eut le privilège de voyager en Allemagne pendant les Jeux et d'assister aux épreuves sportives, ainsi qu'aux réceptions officielles. Dans un chapitre consacré aux Jeux de Berlin, il nous fait le récit pittoresque de ses pérégrinations en terre nazie. Une curiosité littéraire qui ne manque ni de style, ni d'élégance.
J'ai scanné le chapitre que l'auteur consacre aux J.O, ainsi que l'indispensable préface de son biographe, Éric Roussel, qui nous présente, dans ses grandes lignes, la vie et l'œuvre de cet écrivain pour le moins atypique.
- Jérôme Prieur, Regarder et ne pas voir. Louis Gillet, un témoin au cœur des années sombres, Éditions du Seuil, 2024.(Extraits - PDF - 15 p.)




- Berlin Les Jeux de 36. Jérôme Prieur. Éditions la Bibliothèque, 2024. (Extraits - PDF - 18 p.)






- Leni Riefenstahl, Mémoires, Édition Grasset & Fasquelle, 1997.(Extraits - PDF - 20 p.)





- André François-Poncet, Souvenirs d'une ambassade à Berlin 1931-1938, Éditions Perrin, 2016. (Extraits - PDF - 7 p.)





- Paul Valayer, La Guerre qui rôde, Hachette, 1937.
Le Feu d'Olympie. (Extraits - PDF - 10 p.)







- Denis de Rougemont, Journal d'une époque 1926-1946, Éditions Gallimard, 1968.
Le livre rassemble l'ensemble des journaux que Denis de Rougemont a tenu pendant 20 ans. On trouvera le Journal d'un intellectuel au chômage, Journal des deux mondes et bien sûr, Journal d'Allemagne que j'ai entièrement scanné.  (PDF - 30 p.)




Publié en 1938, Journal d'Allemagne (1935-1936) est un condensé d'impressions, de réflexions, de conversations que l'écrivain suisse Denis de Rougemont a régulièrement rapportées de ses séjours en Allemagne hitlérienne. Fort de ses expériences, l'auteur est intimement convaincu que la montée du nazisme s'apparente à un phénomène proprement religieux. La mystique national-socialiste, avec son goût pour les cérémonies et les grands rassemblements, a réussi à reconstruire la communauté allemande autour d'un sentiment sacré, à la souder autour de son Führer, qui est venu « réveiller » son peuple pour lui assigner une mission providentielle.
L'un des passages qui m'a le plus frappé est une conversation édifiante que l'écrivain a eue avec un S.A. Entre ce militant nazi de la première heure et Denis de Rougemont se noue une discussion posée, où chacun affirme, expose, développe sa propre conception du monde. Et autant dire qu'un gouffre les sépare ! Denis de Rougemont met au jour les motivations du jeune S.A, n'a de cesse de l'interroger pour mieux faire surgir le socle à partir duquel le nazisme s'est formé. Il le questionne avec l'envie et l'espoir naïf de le ramener dans le droit chemin. Mais les divergences sont si profondes qu'elles sont irrémédiables. Les velléités guerrières et expansives du nazisme ont pris le dessus. L'endoctrinement est déjà consommé. L'idéologie du jeune S.A est une idéologie du combat, faite d'héroïsme, de chants guerriers et d'excitation physique. Véhiculée par une propagande outrancière, elle est solidement ancrée dans la société allemande, si bien implantée dans les esprits qu'on la trouve formulée sous forme de slogans pour des œuvres caritatives. Ainsi, l'efficacité du « Secours d'hiver » destiné aux plus démunis, est-elle jaugée à travers le prisme d'un combat, d'un corps à corps acharné. « La lutte contre la faim et le froid est notre guerre », peut-on lire sur des banderoles publicitaires. Oui, nul doute que l'obsession de la guerre est omniprésente, et que, face à l'État totalitaire qu'est devenue l'Allemagne, il n'est pas sûr que les démocraties trouvent la force de lui résister.




Vidéos :

 - Jesse Owens  (American Experience), de Laurence Grant, 2012 (TVrip - 53mn - TS). Une immersion dans la vie mouvementée de Jesse Owens et l'Amérique des années 30.


- Les Jeux d'Hitler - Berlin 1936 de Jérôme Prieur (2016 - 90mn - HDTV)

- Berlin 1936 de Daniel Kontur - (2016 - 44 mn - TVrip)


- Race, 2016, Stephen Hopkins :
(Blu-Ray Remux VOSTFR,VF)



Inutile d'être féru d’histoire pour apprécier cette grosse production réalisée par Stephen Hopkins et sortie en France en 2016 sous le titre La Couleur de la victoire. Elle est d'une belle facture et a le mérite de nous offrir un agréable divertissement. Le film n’est pas un biopic de Jesse Owens à proprement parler, car il se focalise uniquement sur les J.O de Berlin de 1936 et les deux années précédant leur avènement. Avec en toile de fond la campagne de boycott qui a mis la société américaine en ébullition. Fallait-il participer aux J.O et cautionner le régime nazi ouvertement raciste et antisémite ? La campagne battait son plein à l'été 1935. Du fait de sa couleur et de sa renommée, Jesse Owens s'est trouvé au cœur des débats, sollicité, pressé par des exigences communautaristes bien éloignées de ses aspirations sportives. Ce tiraillement, le film en restitue parfaitement l'intensité. En tant que Afro-Américain, Jesse Owens pouvait servir de porte-voix aux partisans du boycott, et infléchir la décision finale. Éternel dilemme, qui souvent asservit le sport à des enjeux politiques. Mais peut-on demander aux athlètes de porter le poids d'une telle responsabilité ? Certaines voix n'ont pas manqué de dénoncer l'hypocrisie de ceux qui s'inquiètent et s'émeuvent du sort réservé aux Afro-Américains en terres nazies, alors qu'aux États-Unis, ils ne sont pas considérés comme des citoyens à part entière et qu'on continue inlassablement de lyncher des Noirs sans sourciller ? Comment la démocratie américaine peut-elle donner des leçons de morale, elle qui a fait de la ségrégation raciale le fondement de ses institutions ? Jesse Owens, pour qui un athlète ne fait pas de politique et qui attend la venue de ces Jeux comme l'accomplissement de toute une vie, a peut-être offert la meilleure des réponses en allant combattre et gagner sur les terres nazies. Il a, à lui tout seul, réduit à néant le mythe de la suprématie aryenne, que les idéologues et dignitaires nazis clamaient à tout bout de champ. La finale du 100 mètres reste le point d’orgue de sa (trop courte) carrière sportive qui fut stoppée net au lendemain des J.O. Le quadruple médaillé d'or de Berlin fut, en effet, sanctionné pour avoir refusé de respecter à leur terme des courses d’exhibitions à travers l’Europe, organisées dans des conditions déplorables. Elles avaient surtout pour but de se servir du prestige des athlètes pour renflouer les caisses de l’AAU (l’Amateur Athletic Union). Jesse Owens, éreinté, jeta l’éponge et fut immédiatement et définitivement banni du monde de l'athlétisme. Radié à vie par l’inflexible et sectaire Avery Brundage, président du comité olympique américain. Le film retrace à grands traits les événements marquants du sprinter américain. Il revient notamment sur cette folle journée du 25 mai 1935, où Jesse Owens s'adjuge, en 45 minutes seulement, cinq records du monde aux Championnats universitaires américains d'Ann Arbor ! ! Quant aux Jeux eux-mêmes, ils constituent, à mon sens, la partie la plus réussie du film. Stephen Hopkins a parfaitement reconstitué l'effervescence et la folle ambiance de ces Jeux. Quand Jesse Owens entre pour la première fois dans l'Olympia-Stadion, sur lequel plane l'ombre du titanesque Hindenburg, fleuron de l'aéronautique allemande, on est saisi par le gigantisme des lieux, pris de vertige par cette foule vibrante et respirant comme un seul homme, dardant sur la piste ses cent mille paires d'yeux enflammés. Le film bénéficie d'une jolie distribution. Aidé par de vrais sprinters, Stephan James a reçu un entraînement spécial pour affiner sa technique de course et approcher au plus près le style de Jesse Owens. Le résultat est bluffant. Quant à Jeremy Irons, il tire manifestement son épingle du jeu en campant un Avery Brundage bien plus progressiste qu’il ne l’a été en réalité. Antisémite notoire, le président du comité olympique américain n’a jamais porté les Juifs dans son cœur. Mais lors de sa visite de courtoisie en Allemagne en 1934, Avery Brundage apparaît dans le film de Stephen Hopkins comme un personnage éminemment sympathique, défendant et épousant la cause des Juifs dans le but de faire plier le régime nazi aux prérogatives morales de la charte olympique. On a du mal à croire qu’il ait pu se soucier du sort des Juifs en Allemagne, et qu'il ait imposé ses conditions à Goebbels afin d'obtenir de lui la promesse que les athlètes juifs allemands participeraient effectivement aux Jeux, en laissant entendre que si ce n'était pas le cas, les États-Unis boycotteraient les Jeux. Autant dire qu'on est loin de la réalité historique... L'Histoire retiendra surtout que, pour ne pas froisser Hitler, il prit la décision de retirer au dernier moment de la finale du relais 4 x 100 mètres les deux athlètes juifs américains, pourtant sélectionnés. (Blu-Ray Remux)
Kermite.



Petite Bibliographie :



- Fabrice Abgrall et François Thomazeau, 1936, La France à l'épreuve des jeux Olympiques de Berlin, Alvik Éditions, 2006.

- Jacques Benoist-Méchin, À l'épreuve du temps, Tome 1, 1905-1940, Éditions Julliard.
- Jean-Michel Blaizeau, Les Jeux défigurés, Berlin 1936, Éditions Atlantica, 2000.

- Jean-Marie Brohm, Jeux Olympiques à Berlin, Éditions Complexe, 1983.

- Maryse Éwanjé-Épée, La fabuleuse histoire de Jesse Owens, José-Carlin/Jacques-Marie Laffont Éditions, 2016.

- Alain Foix, Jesse Owens, Éditions Gallimard, 2024.

- Louis Gillet, Rayons et ombres d'Allemagne, Éditions Flammarion, 1937.

- Benoît Heimermann, Les Champions d'Hitler, Éditions Stock, 2014.

- Jesse Owens et Paul Neimark, Jesse, Autobiographie spirituelle, Éditions Foi et Victoire, 1980.

- Robert Parienté et Alain Billouin, La fabuleuse histoire de l'athlétisme, Éditions Minerva, 2003.

- André François-Poncet, Souvenirs d'une ambassade à Berlin 1931-1938, Éditions Perrin, 2016.
- Jérôme Prieur, Berlin : Les Jeux de 36, Éditions la Bibliothèque, 2024.

- Jérôme Prieur, Regarder et ne pas voir. Louis Gillet, un témoin au cœur des années sombres, Éditions du Seuil, 2024.

- Leni Riefenstahl, Mémoires, traduit par Laurent Dispot, Éditions Grasset & Fasquelle, 1997.

- Denis de Rougemont, Journal d'une époque 1926-1946,
Éditions Gallimard, 1968.

Lien : https://1fichier.com/?aehv4nqpt7aplq8xp5me