Synopsis : En 1870, Jay Cavendish, jeune adolescent aristocrate tente de retrouver celle qui fait battre son cœur à travers l'Ouest américain...
J'ai eu un coup de cœur pour ce western savoureux et personnel du jeune réalisateur écossais John Maclean. On pourrait même parler de cinéma d'auteur tant la vision qu'il propose s'éloigne ostensiblement des canons du western classique. Un style personnel qui s'affirme dès le début, quand le jeune héros s'engouffre dans une forêt qui, peu à peu, semble étrangement changer d'apparence. Une scène anodine qui distille une atmosphère irréelle et onirique, et laisse entrevoir les prémices d'un conte moderne sortant résolument des sentiers balisés.
Les risques pris par John Maclean pour avoir osé faire de son jeune héros la figure archétypale du romantique, telle qu'elle apparaissait au 19e siècle, ont fini par payer. Car Jay Cavendish est un véritable pied de nez à cette Amérique sauvage et violente. Ce jeune aristocrate, au cœur noble et au romantisme fou, est la force motrice par laquelle le film prend tout son sens. C'est justement de la confrontation de son idéal, de son inexpérience avec la réalité souvent brutale et âpre, comme autant d'épreuves initiatiques, que naît la trame de ce singulier périple.